Heroic-Fantasy/Sword & Sorcery/Récits Fantastiques

Heroic-Fantasy/Sword & Sorcery/Récits Fantastiques - Arts & Lecture - Discussions

Marsh Posté le 17-01-2003 à 20:07:19    

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Les posts du type "J'aime bien Lovecraft" ou "La Belgariade ça roxx!" ne sont pas les bienvenus ici. Un minimum d'explication sur le pourquoi vous aimez un auteur ou un roman est attendu dans ce type de post.
 
Bonne Lectures!
A+,
 
Gilou


 
Chapitre 0: Définir la Fantasy
Chapitre 1: L'histoire de la fantasy
Chapitre 2: Les éléments constitutifs du récit de fantasy
Chapitre 3: Les grands auteurs  
Chapitre 4: Les oeuvres majeures
Chapitre 5: Les "sous-genres" de la fantasy
Chapitre 6: Les Prix
Chapitre 7: Les relations avec les autres medias
Chapitre 8: Les relations avec les autres genres
Chapitre 9: Où trouver de la fantasy
Chapitre 10: Les topikunik voisins
Chapitre 11: Les listes
 
 
CHAPITRE 0 : DÉFINIR LA FANTASY
 

  • La fantasy et les littératures de l'imaginaire


Avant d'étudier toutes les facettes de la fantasy, commençons tout d'abord par en définir les termes! Nous voilà donc confrontés à la définition d'un genre littéraire. Les genres littéraires existent en contrepoint de la littérature générale qui est donc non genrée.  
Par genre littéraire, on ne fait pas ici référence aux « métagenres » (la poésie, le genre narratif, le théâtre, le genre argumentatif), mais plutôt à un type de récit qui se réfère à un certain nombre de conventions. Robert McKee les voit comme les  "specific settings, roles, events, and values that define individual genres and their subgenres » (ouais, j'ai trouvé qu'une source en anglais).
 
Embrayons sur les « littératures de l'imaginaire » (speculative fiction chez les English) qui ne forment pas un genre à proprement parler mais réunissent sous une bannière commune trois genres littéraires qui entretiennent d'assez bons termes (au point de faire des bébés ensemble de temps en temps, mais chut, ça va choquer quelques âmes sensibles, surtout chez les fans de SF). Il s'agit de:
 
- la science-fiction, qui est « un genre narratif principalement littéraire et cinématographique structuré par des hypothèses sur ce que pourrait être le futur ou ce qu'aurait pu être le présent voire le passé (planètes éloignées, mondes parallèles, uchronie, etc.), en partant des connaissances actuelles (scientifiques, technologiques, ethnologiques, etc.). Elle se distingue du fantastique qui inclut une dimension inexplicable et de la fantasy qui fait souvent intervenir la magie. » (définition Wikipedia)
 
- le fantastique, qui est « un registre littéraire qui se caractérise par l’intrusion du surnaturel dans le cadre réaliste d’un récit. Selon le théoricien de la littérature Tzvetan Todorov, le fantastique se distingue du merveilleux par l'hésitation qu'il produit entre le surnaturel et le naturel, le possible ou l'impossible et parfois entre le logique et l'illogique. Le merveilleux, au contraire, fait appel au surnaturel dans lequel, une fois acceptés les présupposés d'un monde magique, les choses se déroulent de manière presque normale et familière ». (définition Wikipedia)
 
- la fantasy, qui est « un genre littéraire présentant un ou plusieurs éléments surnaturels qui relèvent souvent du mythe et qui sont souvent incarnés par l’irruption ou l’utilisation de la magie, parfois des esprits. [...] Dans la fantasy comme dans le merveilleux, le surnaturel est généralement accepté, voire utilisé pour définir les règles d'un monde imaginaire, et n'est pas nécessairement objet de doute ou de peur. Cela distingue la fantasy du fantastique où le surnaturel fait intrusion dans les règles du monde habituel, et de l'horreur où il suscite peur et angoisse. » (définition Wikipedia)
 

  • Ils l'ont dit


- Folio SF: La « Fantasy » est un genre littéraire à mi-chemin entre le Fantastique et la Science-Fiction. C'est un mélange de légendes, de mythes et de contes où tout est permis. Elle couvre un large champs de la littérature classique et contemporaine, celle qui contient des éléments magiques, fabuleux ou surréalistes, depuis les romans situés dans des mondes imaginaires, avec des racines dans les contes populaires et la mythologie, jusqu'aux histoires contemporaines de réalisme magique où les éléments de fantasy sont utilisés comme des mécanismes métaphoriques pour illuminer le monde que nous connaissons.
La Fantasy est une littérature où le génial peut côtoyer le pire, avec parfois des clichés. Ce genre ne nécessitant aucune cohérence particulière avec notre monde quotidien, un passé existant, ou même avec un futur probable, permet aux auteurs de lâcher la bride à leur imagination. Bien que des récits très anciens puissent être qualifiés comme étant de la Fantasy, l'essor de ce type de roman est très récent.
 
- Marie-Cécile Guernier part de la définition du dictionnaire historique Robert : « le mot fantasy se rapporte au mot ancien français fantasie regraphié fantaisie vers 1450. Issu du grec phantasia, « apparition », « image qui s’offre à l’esprit », « imagination », puis du latin phantasia ou fantasia, « image, concept » […] Il faut aussi le rapprocher des mots dérivés des étymons : fantasme […], fantasmagorie, fantastique » ; puis de deux définitions de spécialistes du genre dont celle d’André-François Ruaud : « Une littérature qui se trouve dotée d’une dimension mythique et qui incorpore dans son récit un élément d’irrationnel au traitement non purement horrifique, notamment incarné par l’utilisation de la magie » pour souligner l’insuffisance des critères énoncés à définir la fantasy, qui est « bien plutôt une remise au goût du jour de la littérature d’imagination, entre merveilleux et fantastique, dont on peut repérer les étapes et les traces ».
La difficulté à circonscrire la fantasy vient ainsi de ce que le terme, en anglais « recouvre à la fois le champ du fantastique et celui du merveilleux », précise Jacques Baudou, essayiste, critique littéraire et chroniqueur au journal Le Monde.
Anne Besson, maître de conférences en littérature générale et comparée à l'Université d'Artois (Arras), tente une approche du genre comme un « ensemble d’œuvres qui exaltent (ou parodient) une noblesse passée marquée par l’héroïsme, les splendeurs de la nature préservée et l’omniprésence du sacré, en ayant recours à un surnaturel magique qui s’appuie sur les mythes et le folklore »
 
- Elbakin précise, sur la différence entre fantasy et fantastique: Les deux genres se distinguent par leur atmosphère de narration respective et l’effet produit sur le lecteur. Dans le fantastique, un élément irrationnel fait irruption dans le monde réel, suscitant un certain malaise chez le lecteur. Dans la fantasy, l’irrationnel est admis de fait : le monde de la fantasy a ses propres lois, et la magie y est « normale ». Le lecteur y « croit » le temps de la lecture.
 
 
CHAPITRE 1 : L'HISTOIRE DE LA FANTASY
 

  • Les origines


Si la Fantasy comme genre littéraire établi n'a pas plus de 200 ans, elle reste en revanche connectée avec des traditions littéraires beaucoup plus anciennes avec lesquelles elle entretient une filiation évidente. Il s'agit entre autre du conte, du mythe, de l'épopée et du merveilleux.
 
La Fantasy est en effet assez clairement reliée avec la/les mythologie(s), la légende, bref ces genres issus de la tradition orale et remontant à l'Antiquité. On peut ainsi penser à l'Épopée de Gilgamesh, à l'Odyssée d'Homère, et à leurs équivalents dans des aires culturelles plus éloignées.
 
Le Moyen-Âge aussi a produit ce type de récits, on pense bien sûr à la chanson de geste et au roman de chevalerie. Pensez à la Chanson de Roland, Beowulf ou les romans de Chrétien de Troyes qui est un ancêtre du genre. Ce mouvement s'est prolongé sous la Renaissance en Italie, qui était alors inspirée par les chansons de geste: Roland amoureux de Boiardo, La Jérusalem délivrée du Tasse... En Espagne, était publié Amadis (principale source de Don Quichotte) pendant qu'en Angleterre on publiait Le Roi Arthur et les Chevaliers de la Table Ronde de Thomas Malory.
 

  • Les Romantiques


Il paraît que c'est le mouvement romantique qui a crée la fantasy, comme il a crée la science-fiction (mais pour d'autres raisons). La SF commence avec le Frankenstein de Mary Shelley, qui dérive du roman gothique; la fantasy commence avec les travaux des premiers folkloristes.  
 
En Allemagne, ils recueillent les contes merveilleux (Grimm) et les chansons d'enfants (Arnim); en Angleterre, dès la fin du XVIIIème siècle, on publie une première éditions de vieilles balades médiévales et Walter Scott s'en inspire avec un tel succès que le « ménestrel de la frontière écossaise » devrait en bonne logique être considéré comme un fondateur du genre. Après lui, Alfred Tennyson adapte Thomas Malory dans les Idylles du Roi.
 

  • Les générations victorienne et edwardienne


L'Angleterre est la patrie de la fantasy naissante. Les peintres préraphaélites (Dante Gabriel Rossetti) et leurs théoriciens (John Ruskin) donnent une interprétation idéaliste et hiératique de la première Renaissance italienne, influençant au passage les illustrateurs (pour Lewis Caroll: John Tenniel) et les écrivains (George MacDonald, Oscar Wilde, William Thackeray). Les deux grands hommes sont Lewis Caroll, qui tire cette vague rêveuse vers la joie de l'absurde (Alice au pays des merveilles, 1865) et, un peu plus tard, Rudyard Kipling, qui renouvelle la tradition animalière (Le Livre de la jungle, 1894) et la tradition shakespearienne (Puck, 1908). Rien de comparable à une pareille floraison n'existe dans les autres pays.
 
Autour de 1900 commence la génération "edwardienne" qui marque l'épanouissement de la fantasy pour enfants: James Barrie (Peter Pan) ou Kenneth Grahame (Le Vent dans les saules) sont des auteurs majeurs - comme aux USA L. Frank Baum (Le Magicien d'Oz) et en Italie Carlo Collodi (Pinocchio). Le mouvement anglais, commencé à l'ère victorienne, fait tâche d'huile dans les autres pays occidentaux; la fantasy en gardera longtemps une réputation de genre enfantin, qui est d'ailleurs justifiée chez les auteurs spécialisés.
 

  • L'entre-deux-guerres: le pulp!


En Angleterre, c'est l'état de grâce. La littérature enfantine continue son bonhomme de chemin mais le fait nouveau est l'apparition de grands écrivains qui explorent les "mondes secondaires", assurent la transition entre l'épopée mythique et la high fantasy et font la théorie du genre: Lord Dunsany (dont l'oeuvre a commencé à l'époque edwardienne), E.R. Eddison, C.S. Lewis (Narnia), J.R.R. Tolkien (Le Seigneur des Anneaux) et T.H. White (Excalibur). De ces cinq auteurs, les trois derniers continueront d'écrire jusqu'aux années 60 et leur rayonnement s'étend jusqu'au XXIème siècle.  
 
Aux États-Unis, la production explose avec la demande. Les pulp magazines (depuis 1892) ne publient plus que de la fiction et Edgar Rice Burroughs y lance Tarzan et sa série martienne dans la même année (1912). Abraham Merritt commence en 1917 une carrière largement orientée vers les mondes perdus et la fantasy. A partir de 1915 apparaissent les pulps spécialisés dans un seul et même genre: les temps sont mûrs pour l'entrée en scène de Weird Tales (1923-1954), la revue de la fantasy, qui publie la grande quête de Lovecraft (A la recherche de Kadath l'inconnue), les mondes secondaires de Clark Ashton Smith (Poseidonis, Averoigne,...) et surtout le Conan de Robert E. Howard, héros presque éponyme de l'heroic fantasy. Catherine Moore entame dans les années trente une carrière exemplaire qui servira de modèle à toute la romantic fantasy. Pour la seconde fois, la fantasy cible son public: les pulps ne visent plus les enfants mais les adolescents hystériques et rêveurs.
 

  • Les années quarante et cinquante


Dans ces deux décennies, l'intérêt du public se concentre sur la science-fiction qui traverse alors son âge d'or et tend à occuper tout l'espace disponible. La fantasy anglaise ne voit débuter qu'un seul important, Mervyn Peake; il est vrai que Tolkien, avec Le Seigneur des Anneaux, couronne son oeuvre par un majestueux donjon. Sur le moment les amateux vivent moins cette période comme une aurore que comme un crépuscule.
 
Les choses vont moins mal pour la fantasy aux USA. Le principal du genre est ici... John W. Campbell, qui lance la revue Unknown (1939-1943) où il accueille L. Sprague de Camp et Fletcher Pratt, L. Ron Hubbard, Fritz Leiber, Robert Bloch, Frederic Brown, Henry Kuttner, et des auteurs surtout connus jusqu'alors pour leurs oeuvre de science-fiction: Robert Heinlein, Jack Williamson et A.E. Van Vogt. Après la guerre, il sera l'éditeur de Jack Vance et de Poul Anderson à leurs débuts. Curieusement, le Magazine of Fantasy & Science-Fiction (à partir de 1949), s'en tient d'abord à des auteurs plus spécialisés - Robert F. Young, Mark S. Gestion et Thomas Burnett Swann - qui, sur le long terme, paraissent avoir formé une école de romantic fantasy masculine, pour les happy few. Les auteurs féminins, toujours entraînés par Catherine Moore, enregistrent la révélation de Leigh Brackett et, en littérature pour la jeunesse, d'Andre Norton. La fantasy américaine se fait plus rare, mais elle reste appréciée du public populaire.
 

  • Les années soixante : l'enracinement


Les années 1960 marquent pour la fantasy une avancée solide, qui triomphe aux États-Unis à coup de rééditions et d'adaptations: Le Seigneur des Anneaux conquiert les campus en édition de poche (1966); Conan, complété par L. Sprague de Camp et Lin Carter, devient une biograhie du héros en plusieurs dizaines d'épisodes (1967), puis un comic book (1970) et finalement un film (1982); Lin Carter, toujours lui, fonde chez Ballatine la collection "Adult Fantasy" (1969) où il réédite des classiques du genre et compose des anthologies. C'est aux environs de 1970 et par l'action de Lin Carter que la Fantasy (sans plus d'adjectifs) se trouve une histoire et une identité.
 
Mais c'est par la fantasy nouvelle, celle qui s'écrit dans les années soixante, que le mouvement trouve sa dynamique. Ursula Le Guin, Marion Zimmer Bradley et Anne McCaffrey ont été des auteurs de SF hors normes avant de trouver le chemin de la fantasy, soit par une rupture (Terremer), soit par un glissement lent dans des cycles déjà amorcés. Katherine Kurz, révélée en 1970, complète ce carré de dames: elle n'a jamais écrit que de la fantasy, et de la plus noire. Comparativement, les révélations masculines - Peter S. Beagle, Roger Zelazny - sont individuellement brillantes mais ne produisent pas l'effet de masse qui reste attaché à la première génération féminine.
 
L'apport anglais, qui avait surtout produit les classiques du genre, devient révolutionnaire autour de 1960 avec Michael Moorcock, l'auteur d'Elric, le créateur du multivers, le rédacteur en chef de New Worlds. C'est toute une génération qui s'est passionnée pour cette version canularesque et baroque de la vieille heroic fantasy.
 

  • Les années 1970-1980: le bourgeonnement


Avec le retour à la normale politique aux USA, le succès mondial de Tolkien, boosté par l'internationale écologiste des jeunes, se renforce d'année en année; les disciples du vieux maître animent le courant de la high fantasy par des romans de plus en plus longs articulés en cycles de plus en plus gargantuesques. L'ombre de Tolkien va s'étendre sur la fantasy pendant des décennies et l'essentiel de la production des années 1970 et 1980 vont se faire dans le sillage de son oeuvre. Terry Brooks pastiche Tolkien de très près dans la série de Shannara (1977) et obtient un succès rapide et momentané. Plus original, Steven Donaldson, avec sa triple trilogie de Thomas l'incrédule, commencée en 1977, qui brille de tous les soleils noirs du romantisme et de la mélancolie. David Eddings, quant à lui, saupoudre sa high fantasy d'un humour léger en dépeignant l'affrontement du Bien et du Mal (La Belgariade à partir de 1982 et la Mallorée à partir de 1987).
 
Cette époque marque l'apparition des Jeux de Rôle, avec Donjons & Dragons en 1974 qui va recycler les univers de fantasy et lui fournir quelques auteurs de renom. En effet la société TSR (éditrice de D&D) lancent des auteurs importants pour le genre comme Margarent Weis qui écrit dans l'univers de Lancedragon et ne resta pas prisonnière de l'édition spécialisée en publiant par exemple le cycle des Portes de la Mort, ou R.A. Salvatore, héritier de l'école romantique, qui publie pour Les Royaumes oubliés, notamment sa trilogie de l'Elfe noir. Raymond E. Feist, quant à lui, publie à partir de 1982 son cycle-fleuve de La Guerre de la Faille dont on attend encore aujourd'hui la fin. Voilà encore un exemple (stéréotype?) de high fantasy inspiré du Seigneur des Anneaux et dont la génèse s'avère être des parties de Donjons & Dragons.
 
La romantic fantasy reste toujours une spécialité féminine avec les disciples de Marion Zimmer Bradley (Mercedes Lackey, Jennifer Roberson) et une deuxième génération féministe qui a appris des quatre grandes dames à croiser les règles du genre avec un libre souci d'expression personnelle (Elisabeth Lynn, Barbara Hambly, Lisa Goldstein, Judith Tarr).
 
L'Angleterre, disposant d'une culture littéraire forte, continue de son côté à donner au genre ses lettres de noblesse avec par exemple Robert Holdstock (La Forêt des Mythagos) ou Paul J. McAuley, pendant que Tanith Lee et Clive Barker explorent le merveilleux noir dérivé du fantastique et que Terry Pratchett devient l'icone de la light fantasy avec son cycle du Disque-Monde débuté en 1983. On y voit aussi revivre l'heroic fantasy sous la plume de David Gemmell, descendant spirituel de Howard et qui deviendra une des têtes de gondole du genre.
 
Les années 1980, c'est aussi la naissance de la fantasy urbaine. Ce mouvement a un chef de file: le Canadien Charles de Lint; une capitale: Minneapolis; un club d'écrivains, fondé en 1980: les Scribblies. Parmi les Scribblies, on peut citer Megan Lindholm (qui adoptera plus tard le pseudonyme de Robin Hobb pour une partie de son oeuvre), Steven Brust, Kara Dalkey. Le mouvement exerce égalment une influence sur Greg Bear, Caroline Stevermer, Simon Green, Esther Friesner...
 

  • Les années 1990-2000: floraison et maturité


D'une certaine manière, les deux décennies qui s'ensuivent vont digérer tout ce qui a été créé pendant les années 60-70-80 et il en sortira des versions généralement plus abouties et adultes des premiers jalons posés par les pionniers.
 
C'est notamment le cas pour la high fantasy, qui parvient progressivement à se débarasser du carcan de Tolkien en en gommant les stéréotypes les plus courants et en proposant des récits adultes et souvent débarassés de l'abondance de magie qui les caractérisait usuellement (et on en vient donc à utiliser le qualificatif de low fantasy, allez comprendre). Il faut citer la série du Trône de Fer de G.R.R. Martin et celle de l'Assassin royal de Robin Hobb. Des séries de high fantasy de facture plus classique font également partie des best sellers: L'Arcane des Épées de Tad Williams, la Roue du Temps de Robert Jordan et l'Épée de Vérité de Terry Goodkind.
 
Le succès de la fantasy est couronné au début des années 2000 avec la sortie parallèle au cinéma de l'adaptation du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson ainsi que de la série de Harry Potter par J.K. Rowling, en librairies ainsi que sur le grand écran. Cette soudaine hyper-médiatisation provoque des attaques cardiaques ainsi que des crises d'ulcère dans les milieux "intellectuels" français qui y voient un abêtissement du grand public qui s'empiffre de cette culture de gamins, pendant que Tolkien se fait traiter de raciste/sexiste/nazi par ces mêmes "intellectuels" (Le Seigneur des Anneaux ou la tentation du mal). Nous en rions encore aujourd'hui. Vrais savent.
 
A ce titre, et probablement en relation avec son succès commercial qui devient massif, on observe dans la high fantasy un processus de massification qui remodèle les formes. En 1982, Lester del Rey invitait David Eddings à répartir la matière de la Belgariade en cinq volumes d'un million de signes chacun. Vingt ans après, nous en sommes aux fat books de deux millions de signes et aux séries qui, à tout hasard, sont calculées pour devenir infinies si besoin est. C'est ainsi que les séries se prolongent au-delà de toute mesure (pour rappel Terry Brooks et Raymond E. Feist sévissent toujours).
 
Le processus de "retour à l'essentiel" opéré par la low fantasy et visant à produire des univers de fantasy plus bruts, justes, réalistes et dénués d'artefacts inutiles peut être mis en parallèle de l'émergence de la fantasy historique. C'est dans cette période que la fantasy a le plus franchement épousé ses racines et son esthétique historiques. Il faut citer Guy Gavriel Kay (Tigane, Les Lions d'Al Rassan) qui symbolise le mieux ce mouvement, évoluant à la frontière du roman historique. Mary Gentle en est une digne représentante également avec son Livre de Cendres possédant une dimension uchronique certaine, alors que G.R.R. Martin avouait avoir largement puisé dans l'épisode de la Guerre des Roses ainsi que dans les Rois maudits de Maurice Druon pour écrire sa saga. L'antiquité grecque est représentée par le Lion de Macédoine de David Gemmell pendant que les mondes celtiques ont été dépeints dans le Codex de Merlin de Robert Holdstock et le cycle des Derynis de Katherine Kurtz.
 
Enfin cette période fut également particulièrement propice au développement de l'urban fantasy avec notamment l'avènement de Neil Gaiman qui s'en retrouve le chef de file avec le grand succès de ses romans (Neverwhere, Stardust, American Gods), faisant l'objet de nombreuses adaptations. S'il ne s'agit toutefois pas d'une école à proprement parler (les oeuvres rattachées offrant une variété infinie de thèmes et d'atmosphères), on peut toutefois y rattacher Les Dossiers Dresden de Jim Butcher, ainsi que la Bitlit qui en est une variante (à cheval sur la chicklit et l'horreur). Laurell K. Hamilton (Anita Blake) et Stephanie Meier (Twilight) en sont les représentantes les plus évidentes.
 
Et les Français dans tout ça? Il a fallu attendre cette période pour voir une véritable école française de fantasy s'affirmer. Le tournant a lieu à la fin des années 1990, lorsque Stéphane Marsan crée Mnémos, maison d'édition de fantasy filiale de feu Multisim, éditeur de jeux de rôle de l'époque. Il s'appuie entre autre sur son vivier de créateurs de jeux pour dénicher de nouveaux talents, en mettant le pied à l'étrier de Fabrice Colin (A vos souhaits, Arcadia) et Mathieu Gaborit (les Chroniques des Crépusculaires), épaulés par David Calvo ou Laurent Kloetzer: "les quatre mousquetaires de la jeune fantasy française révélée par le sourcier Stéphane Marsan” d'après Jacques Baudou du Monde. Mais aussi Laurent Genefort ou Henri Loevenbruck et Pierre Grimbert. L'histoire se poursuivra chez Bragelonne, alors que d'autres auteurs continuent d'émerger au cours des années 2000 avec Jean-Philippe Jaworski, Charlotte Bousquet, Justine Niogret ou Antoine Rouaud.
 
 
CHAPITRE 2 : LES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DU RÉCIT DE FANTASY
 

  • L'imaginaire


La fantasy, en vieux français, c'était l'imagination. Le mot anglais fantasy a d'abord eu le même sens. Puis les deux langues on divergé: la fantasy est devenue un genre. Une littérature de l'imaginaire, fleurant bon le merveilleux et l'insolite. Une fiction pour ceux qui aiment changer les règles du jeu. Et les francophones ont adopté ce mot anglais qui au fond a toujours été à eux.
 

  • L'aventure et la quête


Rêver, c'est voyager - explorer les images que chacun rencontre en toute liberté quand il est protégé du monde par le sommeil, la lecture ou les écrans. Qu'adviendra-t-il un peu plus loin, un peu plus tard? Telle est la première question qu'on se pose en accompagnant l'aventurier dans les péripéties de son errance. Et quand l'avenir se présente, on se pose une deuxième question: comment va-t-il s'en tirer? Un aventurier n'a pas seulement besoin d'être efficace; il doit aussi garder une réserve de fantaisie pour affronter le détour suivant avec détachement et panache.
 
Parfois l'aventure se présente sous une forme plus structurée: la quête. Le héros s'en va un beau matin chercher un objet inaccessible et hors de prix - un secret, un trésor, une princesse captive - et l'histoire se termine quand il a été jusqu'au bout de ce désir qui d'ailleurs n'est pas seulement le sien; il a souvent été chargé de cette mission par un vieux sage, un roi ou un dieu ; il se bat au nom d'un groupe ou, s'il y a lieu, de l'humanité entière. Le héros gagne en force et perd en fantaisie. L'aventure devient mythe, légende ou épopée.
 

  • Les surhommes


Certains êtres détiennent des superpouvoirs, tantôt parce qu'il les ont toujours eus (dieux et démons), tantôt parce qu'ils les ont acquis (magiciens et sorciers).
 

  • Les univers


Les univers de rêve sont ceux où les superpouvoirs existent: recoins oubliés du globe et de l'histoire (Lyonesse de Jack Vance), passés mythiques (Le Seigneur des Anneaux, Elric et Corum de Moorcock), avenirs mythiques (Hawkmoon de Moorcock, Le Maître des Ombres de Zelazny), mondes parallèles (Cycle des Épées de Leiber, Erekosë de Moorcock, Terremer d'Ursula Le Guin). Du dépaysement pour ceux qui aiment s'étonner, des règles pour ceux qui veulent jouer à ce jeu.
 
Pour bien croire au rêve, il faut pouvoir l'explorer dans tous les détails et vérifier sans cesse... qu'on ne rêve pas. La fantasy doit être plus réelle que toute réalité. De là les atlas, les encyclopédies, les chronologíes, les généalogies, les bibliothèques de Babel. Aujourd'hui le romancier ne se croit plus obligé de tout dire comme au temps héroïque de J.R.R. Tolkien; mais il sait qu'il doit tout savoir, parce que son lecteur ne lui pardonnerait pas une incohérence, même infime: la SF est passée par là.
 
L'idéal est de passer tout son temps dans le monde imaginaire. Mais les auteurs ont longtemps cru nécessaire de raccorder ce monde à notre monde réel; il fallait voyage pour acquérir le droit de plonger dans les rêves. On pouvait d'ailleurs remonter après le plongeon et revenir dans notre univers, quitte à repartir à la façon de Gulliver... et des héros de Farmer. On parle alors d'interférences qui vous accès ("passages" ) aux mondes perdus, au passé oublié, à la fin des temps, aux planètes lointaines ou aux univers parallèles (L'Enfant de nulle part de Zelazny). Sans oublier les interférences en sens inverse ("intrusions" ).
 

  • La magie


Au sens technique, on appelle magie l'ensemble des procédés par lesquels les magiciens et les sorciers entreprennent de modifier le cours naturel des choses. Au sens large - utilisé aujourd'hui par les amateurs de fantasy -, la magie s'étend aux actes des dieux et de leurs prêtres et à toutes les opérations pour lesquelles des êtres vivants et intelligents (humains, humanoïdes, monstres) utilisent des pouvoirs psi. C'est dire que le mot magie, entre autres, a recueilli le sens traditionnel du mot merveilleux.
 
La magie est omniprésente en fantasy. Mais elle n'a pas toujours la même fonction:
- Dans l'heroic fantasy, la magie est au service exclusif du mal; peut-être est-elle plus ou moins illusoire comme les enchantements créés par les démons. Mais le héros ne peut lui opposer que des qualités purement humaines, si grandes soient-elles, et souvent il obtient la victoire de justesse après avoir affronté des situations très inquiétantes. L'heroic fantasy, comme les histoires de détectives de l'occulte, est un fantastique tempéré par l'épopée.
- Dans la high fantasy, héritière de Tolkien, les personnages ont à conduire non seulement une quête à la recherche d'un objet mais une quête initiatique à la recherche d'eux-mêmes; ils rencontrent le bien, le mal et bien d'autres choses encore; ils élaborent leur problématique personnelle, et quand finalement ils font leur choix, ils savent qu'ils ne sont pas seuls à lutter contre les monstres. Et c'est la magie (blanche) qui leur donne la victoire.
- La science fantasy est une version laïcisée des deux formes précédentes: l'autre monde est une planète étrangère plutôt qu'un univers parallèle (ou, si c'est un univers parallèle, son accès est codifié) et les pouvoirs psi découverts par les visiteurs terriens sont présentés comme étant d'origine "naturelle".
- La light fantasy s'adresse plus souvent au public juvénile et met en scène des personnages juvéniles ou adolescents. L'auteur montre qu'ils s'amuse: il fait intervenir le merveilleux sans chercher à le crédibiliser; il adopte le ton du conte et fait appel à toutes les ressources de l'humour.
- La dark fantasy représente une avancée extrême de la fantasy en direction du fantastique. Les univers parallèles sont remplacés par des abymes situés entre les mondes et mal délimités par de fragiles barrières. Les puissances obscures sont des agresseurs maléfiques , ils nous traquent jusque dans nos villes et nous serions mal inspirés de nous risquer à aller là où ils nous attendent en embuscade. Contre des ennemis pareils, les forces humaines ne font pas le poids.
 

  • Le temps et l'éternité


La plupart des récits de fantasy sont situés soit dans notre passé, soit dans des univers qui ressemblent à notre passé. Ils utilisent l'autrefois sous toutes ses formes: historiques (vieilles chroniques) ou littéraires et artistiques (légendes, poèmes, parfois même partitions musicales permettant d'interpréter les poèmes). Ils tirent leur charme d'une gamme de sentiments - du pittoresque à la nostalgie - qu'ils ont hérités du roman historique. D'après Jacques Goimard: "leur force actuelle est discrètement liée à l'idéal écologique de beaucoup de jeunes. La fantasy nous présente un monde vierge où chaque être vivant doit trouver sa place. Un monde où les hommes vivent dans la diversité avec les autres êtres, où ils s'en tiennent à utiliser prudemment les énergies douces au lieu de multiplier les pactes avec les diables technologiques. Le genre est traversé par un souffle utopique." A l'inverse, certains, comme Lyon Sprague de Camp ou Roland C. Wagner, considèrent la fantasy comme un genre niais et réactionnaire, alors qu'on pointe souvent la fantasy pour le peu de place laissé aux femmes et ses schémas politiques désuets, ce qui est largement dicté par les modèles médiévaux qui en constituent le plus souvent les fondations.
 
 
CHAPITRE 3 : LES GRANDS AUTEURS DE LA FANTASY
 

  • Robert E. Howard


Robert Ervin Howard (1906-1936) est un auteur américain reconnu comme étant l'un des pères fondateurs de la fantasy moderne et de l'heroic fantasy en particulier. À 15 ans, il découvre les "pulps" et commence à écrire, encouragé par sa mère. À 19 ans, il publie sa première histoire professionnelle, « Spear and Fang » (« Lance et Croc »), dans la revue Weird Tales.
Après quelques années difficiles, sa carrière explose en 1928, avec la parution des récits de Solomon Kane, et surtout les premières ventes auprès d'autres types de pulps (notamment les récits de boxe). Son talent apparaît véritablement en 1930 dans des nouvelles telles que « Les Rois de la Nuit », « L'Homme Noir », « Les Dieux de Bal-Sagoth » et par la suite dans une série de récits sur les croisades particulièrement sombres. Il entame une correspondance avec H. P. Lovecraft à laquelle seule sa mort mettra un terme. La création du personnage de Conan, en 1932, lui assure sa postérité littéraire.
 
Oeuvres majeures:
Conan le Barbare
Solomon Kane
Kull

 

  • J.R.R. Tolkien


Est-il encore utile de présenter Tolkien (1872-1973)? Tolkien était un académique anglais d'Oxford spécialisé en philologie, langues et littérature. De nombreux auteurs ont publié des romans de fantasy avant Tolkien, mais le succès majeur remporté par Le Seigneur des anneaux au moment de sa publication en poche aux États-Unis est à l’origine d’une renaissance populaire du genre. Tolkien est ainsi considéré, pour certains, comme le « père » de la fantasy moderne. Son œuvre a eu une influence majeure sur les auteurs ultérieurs de ce genre, en particulier par la rigueur avec laquelle il a construit son monde secondaire. Il a en effet développé avec un luxe de détails impressionnant la Terre du Milieu, où se déroulent ses romans, jusqu'à lui inventer une histoire, des langues, légendes, génèse, etc.
 
Oeuvres majeures:
Le Seigneur des Anneaux
Le Silmarillion
Bilbo le Hobbit

 

  • Michael Moorcock


Michael Moorcock est un écrivain britannique né en 1939. Il a débuté sa carrière à 18 ans en tant que directeur de revues (Tarzan adventures, puis New Worlds) où il a rapidement commencé a publié ses nouvelles. Moorcock a écrit dans une multitude de genres littéraires mais reste surtout considéré comme un des auteurs d'heroic fantasy les plus importants. Ses anti-héros (Elric, Corum, Hawkmoon, Erekose) sont aux prises avec un monde divisé entre Loi et Chaos, et Moorcock les relie en faisant d'eux des incarnations du Champion éternel, héros destiné à combattre pour l'équilibre au sein du Multivers.
 
Oeuvres majeures:
Le cycle d'Elric
Le cycle du Guerrier de Mars
La Légende de Hawkmoon
Les Livres de Corum

 

  • Roger Zelazny


Roger Zelazny (1937-1995) est un auteur américain dont l'oeuvre est fortement teintée d'influences mythologiques, d'origine nordique, celtique, égyptienne, hindoue et chinoise. Son oeuvre la plus connue est le cycle des Princes d'Ambre.
 
Oeuvres majeures:
Le cycle des Princes d'Ambre
Le cycle de Francis Sandow
Seigneur de Lumière
Toi l'immortel

 

  • Ursula Le Guin


Ursula Le Guin est une auteur américaine née en 1929 en Californie. Elle a écrit des romans, des nouvelles, des poèmes, des livres pour enfants et des essais. Elle est surtout connue depuis les années 1960 pour ses nouvelles et romans de fantasy et de science-fiction dans lesquels elle se distingue par son exploration des thèmes anarchistes, taoistes, féministes, ethnologiques, psychologiques ou sociologiques.
 
Oeuvres majeures:
Cycle de Terremer
Lavinia

 

  • Marion Zimmer Bradley


L'américaine Marion Zimmer Bradley (1930-1999) était un écrivain prolifique de fantasy et de science-fiction, son œuvre se situant souvent à la limite des deux genres. Ses romans sont empreints d'un féminisme plus ou moins modéré. Elle a aussi encouragé, à travers l'anthologie Sword and sorceress qu'elle dirigeait, l'émergence de nouveaux auteurs tels que Mercedes Lackey.  
 
Oeuvres majeures:
Ténébreuse
Le cycle d'Avalon

 

  • David Gemmell


David Gemmell (1948-2006) était un écrivain britannique d'heroic fantasy. Il est renommé pour avoir relancé l'heroic fantasy dans les années 1980, alors que le genre était tombé en désuétude. Ses thèmes de prédilection sont l'honneur, la loyauté, la vieillesse, les causes perdues et la rédemption. Un prix littéraire, le Prix David Gemmell, a été créé en son honneur.
 
Oeuvres majeures:
Le cycle de Drenai
Histoires des Sipstrassi
Le cycle Rigante

 

  • Terry Pratchett


Sir Terry Pratchett, est un écrivain britannique né en 1948 . Il est principalement connu pour ses romans de fantasy humoristique prenant place dans l'univers du Disque-monde, dans lequel il détourne les canons du genre pour se livrer à une satire de divers aspects de la société contemporaine.
Pratchett publie son premier roman en 1971, mais ce n'est qu'en 1983 qu'il rencontre vraiment le succès avec le premier volume des Annales du Disque-monde. Il devient par la suite l'un des auteurs de fantasy les plus prolifiques (les Annales comptent plus de trente tomes) et les plus appréciés (ses livres se sont vendus à plus de 65 millions d'exemplaires). Pratchett est ainsi l'auteur britannique le plus vendu des années 1990.  
 
Oeuvres majeures:
Les Annales du Disque-monde
Le Peuple du Tapis
Le Grand Livre des gnomes

 

  • Robert Jordan


Robert Jordan (1948-2007), de son vrai nom James Oliver Rigney, Jr, était un écrivain américain principalement connu pour avoir écrit le cycle-fleuve de la Roue du Temps, qui se compose de 14 tomes et d'une préquelle. A noter que les trois derniers volumes de la Roue du Temps ont été co-écrits par Brandon Sanderson après la mort de Robert Jordan.
 
Oeuvres majeures:
La Roue du Temps
 

  • Robin Hobb

Robin Hobb, de son vrai nom Margaret Astrid Lindholm Ogden, née en 1952 en Californie est une écrivaine américaine de fantasy. Elle a commencé à écrire sous le pseudonyme de Megan Lindholm pour des revues en 1971, ainsi que des ouvrages dont on commence à trouver des versions traduites en français. Elle a connu son plus grand succès avec la première trilogie du cycle de l'Assassin royal (The Farseer Trilogy) en 1995. Certains auteurs écrivent sous différents pseudonymes afin de pouvoir écrire dans des genres différents. Les ouvrages signés Robin Hobb et Megan Lindholm s'inscrivent principalement dans le domaine du médiéval-fantastique. La distinction se fait par des approches différentes du genre.
 
Oeuvres majeures:
Le cycle de l'Assassin royal
Le cycle des Aventuriers de la Mer

 

  • G.R.R. Martin

George Raymond Richard Martin, né en 1948 à Bayonne (New Jersey), est un écrivain américain de science-fiction et de fantasy, ainsi qu'un scénariste et un producteur pour la télévision. Son œuvre la plus connue demeure la série romanesque du Trône de fer, adaptée sous forme de série télévisée par HBO sous le titre Game of Thrones. Il a été récompensé par de nombreux prix littéraires et a été sélectionné par le magazine Time comme l'une des personnes les plus influentes du monde en 2011.
 
Oeuvres majeures:
Le Trône de Fer
Riverdream

 

  • Neil Gaiman

Neil Gaiman, né le 10 novembre 1960 à Portchester en Angleterre, est un auteur britannique de romans et de scénarios de bande dessinée vivant aux États-Unis. Auteur prolifique et polyvalent, il a percé sur la scène du fantastique anglo-saxon grâce à sa série Sandman publiée par DC comics dans les années 1990 et a signé un grand nombre de romans d'urban fantasy à succès.
 
Oeuvres majeures:
Neverwhere
Stardust
American Gods
De bons présages

 
 
CHAPITRE 4 : LES OEUVRES MAJEURES


Message édité par The_Declaration le 11-11-2014 à 00:21:29
Reply

Marsh Posté le 17-01-2003 à 20:07:19   

Reply

Marsh Posté le 17-01-2003 à 20:14:19    


Je ne saurais que trop vous recomander le génialisime ASP Explorer et ses histoires en ligne :
 
http://mapage.noos.fr/aspexpl/kalonbrw.htm
 
de l'eroic fantasy bien délire, avec des héros stupides et des références partout (ha, maitre Soda ...).
 
un must. n'oubliez pas la section lien.
 
 [:izz]  
 

Reply

Marsh Posté le 17-01-2003 à 20:18:36    

CHAPITRE 5 : LES "SOUS-GENRES" DE LA FANTASY
 
Mes amis, c'est là que ce first post devient CHAUD! Nous allons maintenant tenter de définir et délimiter les différentes catégories de fantasy. Lovecraft est-ce de la dark fantasy, qu'est-ce que la low fantasy, où classer l'uchronie et le steampunk: à nous les sujets les plus polémiques!
 
Gardons toutefois à l'esprit que:
- mettre des oeuvres dans des petites boîtes atteint toujours très vite ses limites, chaque cycle/roman/auteur transfigurant de très loin les quelques règles du genre dans lequel on le range. Il faut d'abord apprécier une production littéraire pour ce qu'elle est et essayer d'identifier les connexions qui la relient à un environnement culturel, littéraire, politique, social, avant de se poser la question de la bonne étiquette.
- à ce niveau, on pourrait dire en forçant le trait qu'on discute du quatrième niveau de genre (roman>littératures de l'imaginaire>fantasy>high/low/dark fantasy), donc cet exercice reste quelque peu vain, ou au moins très ambitieux.
- rien ne légitime vraiment ces "sous-genres" qui n'ont pour l'instant pas fait de travaux académiques ou critiques très structurés; rendant la délimitation et l'agencement plus ardus que pour le triptyque SFFF (merci Todorov). Sur ce sujet, lire Anne Besson: « Les sous-genres de la fantasy : réalité de lecture ou concept marketing ? » in La fantasy, Klincksieck, 2004.
- Certains de ces genres ont été définis sur base d'une oeuvre singulière, ce qui rend la démarcation ardue (essayez de faire la topologie de votre terrain sur la seule base de l'emplacement de votre maison).
- Comme vous l'avez peut-être compris des chapitres précédents, le sens de ces catégories connaît quelques différences entre critiques francophones et anglophones. Les termes compris par les Anglo-Saxons sont parfois définis de manière moin restrictive.
 
Anne Besson souligne que « le(s) classement(s) ne sont absolument pas stables, mais se concurrencent ou se confondent [...] Du fait des théoriciens et critiques, soucieux de proposer leur propre système typologique ou de dénoncer les créations marketing, comme des auteurs, qui ne cessent de remettre en cause tout équilibre en transgressant les frontières dès leur établissement, on aboutit à un empilement de catégories, dont les principes de distinction eux-mêmes sont très variés et largement incompatibles. »
 

  • High Fantasy


La high fantasy développe généralement un souffle épique fort, émaillé de thèmes sérieux, narrant la quête d'un(e) jeune héros/héroïne ou d'un groupe de héros luttant contre un redoutable ennemi pouvant revêtir la forme d'un méchant sorcier ou d'un Seigneur du Mal, jouant le rôle de la force antagoniste. Les caractéristiques que l'on retrouve le plus souvent sont : un monde secondaire (différent du nôtre) très développé, avec sa propre histoire et sa propre géographie, la présence importante de la Magie, notamment des créatures magiques, un cadre médiéval, souvent un découpage en de nombreux tomes, une histoire prenant la forme d'une quête, ayant souvent des prophéties pour moteur.
 
ll est tout à fait évident que J.R.R. Tolkien fut l'inventeur du genre. Le Seigneur des Anneaux contient toutes les caractéristiques de la high fantasy: un univers d'une cohérence inédite avec sa mythologie, ses légendes, son histoire, etc. affrontement du bien et du mal, ressort narratif de la quête, jeune héros suivant une prophétie et partant à la découverte du monde accompagné d'une troupe.
 
D'après Jacques Goimard, "La high fantasy est petite-fille de Lord Dunsany et fille de Tolkien, un homme qui avait lu dans le texte un grand nombre d'épopées archaïques et eut l'idée d'en faire la synthèse: de là son maître ouvrage, Le Seigneur des Anneaux. Une extraordinaire diversité de peuplades vivent dans la nature immémoriale et accueillante, utilisant parcimonieusement des énergies douces et leur "magie". Le héros appartient à une communauté dont il devient le champion, soit en menant une quête initiatique - mais le modèle du roman d'apprentissage n'est pas loin - pour devenir magicien et découvrir la condition d'adulte ou apprendre à vieillir en homme (Terremer d'Ursula Le Guin), soit en conduisant une guerre contre les forces de la magie noire (La Belgariade ou La Mallorée d'Eddings, La Roue du Temps de Robert Jordan, L'Arcane des Épées de Tad Williams), soit en restituant l'ordre du monde, jeté à bas dans le passé (Les Portes de la Mort de Weis et Hickman). Le combat entre le bien et le mal, thème central, n'empêche pas les personnages d'être variés ni les rapports humains d'être riches et complexes. Tolkien n'est pas manichéen. Ses successeurs non plus."
 
En résumé:
- le héros est souvent un jeune homme, qui va être projeté de son quotidien par un élément perturbateur
- le héros est généralement un "élu", aidé par un mentor
- le héros est le plus souvent entouré d'un groupe
- la toile de fond est un conflit entre les forces du bien et du mal
- l'univers est immence, riche et très développé
- l'univers est peuplé de civilisations non-humaines et/ou de créatures étranges. A noter que ces créatures peuvent être alliées des humains.
- la magie est très présente, même si controlée par quelques personnages seulement
- Narrativement: le récit initiatique, la quête, voire la prophétie
- Les récits de high fantasy sont épiques, remplis de batailles, de duels magiques, d'intrigues de cour complexes. L'atmosphère y est féerique et les sujets moraux.
 
Exemples d'oeuvres de high fantasy:
Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien
Le cycle de Narnia de C.S. Lewis
La Belgariade et la Mallorée de David Eddings
La Roue du Temps de Robert Jordan
L'Arcane des Épées de Tad Williams
Le Secret de Ji de Pierre Grimbert
 

  • Heroic Fantasy ou Sword & Sorcery


L'heroic fantasy narre en principe les aventures d'un ou deux personnages principaux évoluant dans un monde hostile. Le personnage est un élément clé de l'intrigue en heroic fantasy, parfois aux dépens du monde qui l'entoure, ou des personnages secondaires peu développés. C'est souvent un solitaire, sans attaches, qui évolue dans des royaumes en conflits, dans un monde violent et brutal où la magie est le plus souvent une menace.
 
Si la high fantasy a pour modèle la Terre du Milieu du Seigneur des Anneaux, l'heroic fantasy dérive principalement de Conan le Cimmérien (ou Conan le Barbare) créé par Robert E. Howard dans les années 1930. Personnage massif affrontant mille dangers dans de nombreuses nouvelles, il symbolise la force sauvage, non-civilisée mais aussi non-pervertie.
 
Le terme sword & sorcery est quant à lui lié à Fritz Leiber et à son Cycle des Épées. Nous n'essaierons pas de distinguer les deux notions puisque l'exercice n'est qu'affaire de fans intégristes et nous borneront à les confondre.
 
D'après Jacques Goimard, "l'heroic fantasy est fille de Conan et petite-fille de Tarzan. Le héros n'est pas forcément une montagne de muscles: Elric est un chétif albinos, et sa force réside dans son épée, qui est animée d'une volonté propre et aspire peut-être à la mort de son maître autant qu'à celle de l'ennemi. Mais surtout, le héros est un solitaire (ou tout au plus deux solitaires, dont le cycle des Épées conte l'amitié indéfectible, seule relation vraiment humaine en ce monde de ténèbres) qui va d'aventure en aventure, toujours prêt à vendre ses services et incapable de capitaliser le fruit de ses exploits. Il ne peut compter que sur ses qualités humaines (le courage, l'intelligence, la compassion) pour vaincre des adversaires au pouvoir politique barbare ou aux pouvoirs magiques inquiétants.
Le modèle est ici le roman d'aventures et la séries de nouvelles, de fascicules ou de téléfilms. Le héros est hanté par la bâtardise ou la traîtrise. On retrouve ici le syndrome déjà remarqué chez Jules Verne et qui cette fois ne se cristallise plus sur la mort catastrophique des inventeurs mais sur la mort désastreuse des empires. De là la vocation de l'heroic fantasy pour les passés imaginaires (Howard) qui céda petit à petit la place aux "mondes secondaires" ou aux univers parallèles plus souples. Le héros est toujours dressé contre les forces maléfiques mais celles-ci sont parfois divisées (Leiber) ou machiavéliques (Moorcock); le héros peut alors courir le risque de leur demander de l'aide. Il a beau multiplier les exploits, il sait bien qu'il mourra un jour, contrairement à la sorcellerie qui est immortelle."
 
En résumé:
- Héros guerrier au centre de l'histoire. Solitaire ou deux excellents amis.
- Enjeux personnels et humains. Motivations assez égoïstes et amorales dans la sword and sorcery, moins dans l’heroic fantasy moderne.
- Royaumes en conflits
- Peu ou pas de peuples non-humains intelligents (elfes, gobelins…).
- Peu de magie. Celle-ci est de nature maléfique ou du moins étrange et mystérieuse. Elle peut prendre la forme de pouvoirs psychiques.
- Ambiance assez sombre et médiévale essentiellement dans la sword and sorcery.
- Les enjeux sont souvent localisés, humains et personnels.
 
Exemples d'oeuvres d'heroic fantasy:
Les cycles de Conan et Kull de Robert E. Howard
Le cycle des Épées de Fritz Leiber
Le cycle d'Elric de Michael Moorcock
Le cycle de Drenai de David Gemmell
 

  • Low Fantasy


Voilà une catégorie difficilement identifiable car on lui attribue deux sens relativement différents. A noter que tel qu'utilisé sur ce fil, le terme low fantasy correspond à la définition (2). Procédons point par point si vous le voulez bien:
 
(1) Un monde imaginaire communiquant avec notre monde. La high fantasy et la low fantasy constituent un classement en deux sous-genres qui a été proposé par les universitaires américains Marshall B. Thymm, Robert H. Boyer et Kenneth J. Zahorski dans leur ouvrage Fantasy Literature en 1979. La high fantasy comprend les œuvres qui se déroulent dès le début dans un monde imaginaire, comme la Terre du Milieu du Seigneur des anneaux ou le cycle La Roue du temps de Robert Jordan ; elle s’oppose à la low fantasy, dans laquelle le monde imaginaire communique avec le monde « normal », comme c'est le cas dans les séries Harry Potter, Percy Jackson, Héros de l'Olympe, Les Chroniques de Narnia ou À la croisée des mondes.
Dans ce cas-là on rencontrera également l'expression "portal fantasy".  
 
Cependant, cette définition peut sembler désuette car: elle recouvre en pratique une variété de thèmes et de situations qui en font difficilement un genre et qu'en pratique les "mondes réels" des oeuvres de fantasy sont bien souvent des versions imaginaires ou alternatives de notre monde. La frontière devient donc assez floue.  
 
En résumé:
- le monde réel communique avec un autre monde,
- avec généralement une possibilité de non-retour,
- aucun des deux mondes ne connaît l'existence de l'autre,
- met en scène des personnages marginalisés par la société.
 
Exemples d'oeuvres de low fantasy:
Les chroniques de Narnia de C.S. Lewis
Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll
A la croisée des mondes de Philip Pullman
Harry Potter de J.K. Rowling
La chair et l'ombre de Robert Holdstock
 
(2) Un univers pauvre en magie. Depuis quelques années le terme "low fantasy" tend à prendre un sens nouveau et se réfère à des univers où la présence de la magie et du surnaturelle se fait rare. En pratique il s'agit le plus souvent d'une évolution de la high fantasy qui en gomme certains des stéréotypes et des éléments importants comme la magie, les races non-humaines ou la thématique de la quête pour en proposer une version plus adulte et moderne. On y trouve souvent une ambiance "gritty", des personnages et des relations humaines plus fouillées, des intrigues plus variées que celles l'antique high fantasy de papa.
 
En résumé:
- univers imaginaires vastes et fouillés
- peu de magie et de surnaturel
- cible un public adulte
- ambiance gritty
- personnages fouillés et ambivalents
 
Exemples d'oeuvres de low fantasy:
Le Trône de Fer de G.R.R. Martin
L'Assassin Royal de Robin Hobb
La Première Loi de Joe Abercrombie
La Compagnie Noire de Glen Cook
Terre de Héros de Richard Morgan
 

  • Urban Fantasy


L'urban fantasy (ou fantasy urbaine) est un sous-genre où des créatures féeriques ou mythologiques vivent dans un centre urbain dont le niveau technologique peut varier entre la fin du xixe siècle et le xxie siècle. La plupart des œuvres abordent surtout la seconde moitié du xxe siècle et le xxie siècle. L'élément le plus important de la fantasy urbaine est qu'elle prend place dans un centre urbain, un univers familier créé par l'homme, qui se trouve en contraste avec celui généralement associé aux créatures surnaturelles : le surnaturel fait irruption dans le monde civilisé.
 
L'urban fantasy peut se mêler à l'horreur et peut également trouver un ancrage dans le genre du merveilleux.  
Elle peut être rapprochée voire confondue avec le fantastique qui utilise les mythes ou les thèmes féériques pour provoquer la peur ou l'angoisse. La différence étant qu'en urban fantasy le surnaturel a une présence et un ancrage fort alors qu'en fantastique (voir chapitre 0) il n'est que suggéré, craint ou faisant de ponctuelles incursions dans le récit.
L'urban fantasy peut croiser n'importe quel autre sous-genre de la fantasy sauf l’heroic fantasy, la high fantasy, la fantasy historique et la science fantasy, ceux-ci prenant place dans un cadre temporel n'étant pas celui de l'époque contemporaine.  
La fantasy mêlée à des éléments historiques dans les siècles précédents ou une fantasy urbaine où tout le monde connaît l'existence des créatures mythiques fait partie de l’uchronie de fantasy (qui sera définie plus bas) dans la mesure où une version alternative de l'Histoire est donnée.  
 
En résumé:
- cadre urbain contemporain
- présence de pouvoirs magiques ou êtres/créatures surnaturelles
 
Exemples d'oeuvres d'urban fantasy:
Neverwhere de Neil Gaiman
Moonheart de Charles de Lint
Anita Blake de Laurell K. Hamilton
Le dernier magicien de Megan Lindholm
Les Dossiers Dresden de Jim Butcher
 

  • Light Fantasy


La light fantasy est un sous-genre de la fantasy. Humoristique, cette fantasy a un ton léger, comme son nom l’indique. Elle trouve le plus souvent sa matière en se moquant ou en parodiant la fantasy dite classique, tout particulièrement la high fantasy qui, a contrario, a le plus souvent une intrigue et des thèmes sérieux (lutte du Bien contre le Mal, Monde à sauver). Pour cela, elle joue avec tous les registres de l’humour : ironie, satire, parodie, burlesque, mais peut aussi utiliser le non-sens et l’absurde pour mettre en lumière le ridicule des scènes, ou leur décalage. Les thèmes gravissimes ou horrifiques sont détournés de leur but principal dans la light fantasy.
La light fantasy peut croiser n’importe quel autre sous genre excepté la dark fantasy qui est son antagoniste naturel.
 
Jacques Goimard: "Des héros enfantins, du nonsense, des mondes qu'on démonte comme des monstres, un tragique latent (celui des malédictions parentales, toujours incomprises et - à vrai dire - toujours incompréhensibles), tempéré par un humour parfois truculent, parfois léger, des superpouvoirs plus amusants qu'inquiétants, des quêtes initiatiques telles qu'on peut les vivre à douze ans, les lire à huit ans et les voir à quatre ans sur les écrans, des histoires qu'on raconte sans trop y croire et qui valent par l'enchantement et la fantaisie... oui, la fantasy au sens français - telle est la light fantasy, fille de Walt Disney (mais aussi de Sprague de Camp), petite-fille de Lewis Carroll (mais aussi de Lord Dunsany). Légère chez Vance ou Eddings, elle s'essaye au burlesque et à la caricature chez Piers Anthony ou chez le très britannique Terry Pratchett. Elle produit environ un grand homme par génération."
 
En résumé:
- ironie
- satire
- burlesque
- ton léger
- parodie
- absurde
 
Exemples d'oeuvres de Light Fantasy:  
Les Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett
Les livres magiques de Xanth de Piers Anthony
Princess Bride de William Goldman
A vos souhaits de Fabrice Colin
Quand les dieux buvaient de Catherine Dufour
 

  • Romantic Fantasy


La Romantic Fantasy partage un grand nombre de caractéristiques et de codes avec la littérature sentimentale. Son trait principal est de ce concentrer sur les relations, sociales, politiques mais surtout humaines et sentimentales. La place des femmes y est en principe plus importante que dans les autres catégories de fantasy. Le principal critère est la présence d'une histoire amoureuse autour de laquelle se construit l'intrigue, ou au moins, qui y est centrale et n'en est pas seulement un élément.
La romantic fantasy peut aussi être centrée sur les femmes, avec par exemple la présence de sociétés matriarcales comme dans le Cycle d'Avalon... Il y a toujours un élément de romance toutefois et l'ambiance reste féminine et poétique.
 
Ce que Jacques Goimard en dit: "La SF a la réputation d'être une littérature masculine. Mais le lectorat féminin s'est épanoui et diversifié avec le mouvement féministe, et les écrivaines (dont la liste s'est beaucoup allongée depuis Catherine Moore et Leigh Brackett) font aujourd'hui un usage très spécifique du genre qui nous occupe ici: les héros sont généralement des héroines, guerrières ou magiciennes, et leur vie d'aventurières ne les empêche pas de mener à bien des quêtes sentimentales ou de vivre des tragédies. Le romantisme est là, toujours passionné, chez la nocturne Katherine Kurtz (comme dans l'heroic fantasy) ou la lumineuse Ursula Le Guin (comme dans la high fantasy)."
 
En résumé:
- une héroine le plus souvent,
- place des femmes
- importance des relations, des sentiments
- histoire d'amour
 
Exemples d'oeuvres de Romantic Fantasy:
Le cycle d'Avalon de Marion Zimmer Bradley
Les Hérauts de Valdemar de Mercedes Lackey
Les Immortels de Tamora Pierce
Les Trois Lunes de Tanjor d'Ange
 

  • Science Fantasy


La science fantasy est un sous-genre littéraire de la science-fiction y mêlant des éléments empruntés à la fantasy . Elle intègre souvent des éléments de technologie moderne dans un univers médiéval ou antique, ou au contraire, des éléments propres à la fantasy dans un univers de science-fiction. La science fantasy est donc l'enfant bâtard de la SF et de la fantasy.
The Encyclopedia of Science Fiction affirme qu'en tant que genre, la science fantasy "n'a jamais été clairement définie" (comme d'autres genres de la fantasy comme la low ou dark fantasy d'ailleurs) et était couramment utilisé pendant la périodes 1950-1966. La plupart des œuvres de science fantasy sont plus souvent classé strictement comme de la science fiction, alors qu'une partie se rapproche plus de la fantasy.
Pour Rod Sterling, la science-fiction c'est "l'improbable rendu possible" alors que la science fantasy serait "l'impossible rendu probable".
 
En résumé:
- technologie moderne dans un univers médiéval/antique
- ou éléments de fantasy dans un univers de SF
 
Exemples d'oeuvres de science fantasy:
Le cycle de Majipoor de Robert Silverberg
La Romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley
Le cycle de Skaith de Leigh Brackett
The Book of the New Sun de Gene Wolfe
Hawkmoon de Michael Moorcock
 

  • Dark Fantasy


Nous venons de voir que la science fantasy se situait à l'intersection de la SF avec la fantasy. En parallèle, on peut sans doute affirmer que la dark fantasy (ou "merveilleux noir" en français) est l'enfant illégitime de la fantasy avec la littérature d'horreur. Le terme recouvre à la fois les oeuvres de fantasy développant une atmosphère sombre et effrayante, et la littérature horrifique incluant de façon généreuse des éléments de fantasy, mythe et merveilleux. Détaillons:
 
1. Dark Fantasy: de l'"horreur fantaisiste". D'après Charles L. Grant (cité comme un des premiers à avoir utilisé le terme "dark fantasy" ), la dark fantasy serait "a type of horror story in which humanity is threatened by forces beyond human understanding". On pense immédiatement au mythe de Cthulhu de Lovecraft.  
La dark fantasy peut également prendre le point de vue de monstruosités en leur donnant une substance plus humaine que celle des traits sous lesquels elles sont présentées habituellement. C'est par exemple le cas des Chroniques des Vampires d'Anne Rice ou de The Sandman de Neil Gaiman, alors que la littérature horrifique se focalise sur les victimes et les survivants.
 
2. Dark Fantasy: de la "fantasy horrifique". Karl Edward Wagner a été le premier à utiliser l'expression dark fantasy pour qualifier des oeuvres de fantasy en référence à son antihéro Kane. On utiliser depuis ce terme pour qualifier des écrits d'heroic fantasy ou de high fantasy des antihéros ou des personnages principaux à la morale douteuse, ou rencontrant des destins tragiques et désespérés. C'est le cas de la saga d'Elric écrite par Michael Moorcock.
Dans ce contexte elle peut aussi désigner la fantasy "gritty", c'est-à-dire se déroulant dans un univers très proche d'un Moyen Âge brutal et sauvage.
 
En résumé:  
- de la littérature d'horreur incluant des éléments de fantasy
- de la fantasy sombre
- des créatures maléfiques ou des antihéros jouant le rôle principal
- des destins tragiques
- une morale ambigue
- de la violence
 
Exemples d'oeuvres de dark fantasy:
Le cycle d'Elric de Michael Moorcock
La Compagnie noire de Glenn Cooke
La Tour Sombre de Stephen King
Les Chroniques des Vampires d'Anne Rice
Everville de Clive Barker
 

  • Uchronie et fantasy historique


L'uchronie (alternate history en anglais) est un genre traditionnellement rattaché à la SF dans la mesure où elle propose des versions "et si?" alternatives de l'Histoire en posant pour hypothèses que certains de ses événements pivots se seraient déroulés différemment. Il s'agit là d'une spéculation sur le futur (le présent étant ramené dans le passé, on se comprend), donc de SF.
Pourtant il existe une "uchronie de fantasy" qui se distingue de sa grande soeur SF en ajoutant des éléments mythiques ou de merveilleux à un contexte historique. L'idée n'est plus de spéculer sur un déroulé d'évémements historiques mais de profiter de la richesse de l'Histoire pour y raconter une histoire de fantasy.  
On a donc affaire à un genre qui navigue entre l'uchronie, le roman historique et la fantasy. Lorsque le curseur penche fortement vers l'Histoire ou le roman historique, on parlera de fantasy historique.
 
En résumé:
- du merveilleux
- un contexte historique
 
Exemples d'oeuvres de d'uchronie de fantasy:
Le Livre de Cendres de Mary Gentle
Tigane de Guy Gavriel Kay
L'âge de la déraison de Greg Keyes
Jonathan Strange et Mr. Norrell de Susanna Clarke
Le Lion de Macédoine de David Gemmell
Kushiel de Jacqueline Carey
Les Chroniques d'Alvin le Faiseur d'Orson Scott Card
 
 
CHAPITRE 6 : LES PRIX LITTERAIRES
 

  • Hugo

Le prix Hugo (Hugo Award), dont le titre original est Science Fiction Achievement Award, est un prix littéraire décerné chaque année aux meilleurs récits de science-fiction ou de fantasy de langue anglaise publiés l'année précédente, ainsi qu'à d'autres catégories d'objets ou d'événements tels les magazines amateurs ou les productions cinématographiques. Le nombre de catégories a évolué au fil du temps, à mesure que la science-fiction s'étendait à de nouveaux médias. Les lauréats sont élus par un collège de fans de science-fiction et reçoivent leur prix lors de l'annuelle World Science Fiction Convention aussi appelée Worldcon. Le nom de la récompense rend hommage à Hugo Gernsback, fondateur d'un des premiers magazines de science-fiction américains Amazing Stories.
 
Derniers lauréats (catégorie roman)
2014: Ancillary Justice d'Ann Leckie
2013: Redshirts - Au Mépris du Danger de John Scalzi
2012: Morwenna par Jo Walton
[...]
1939: L'Épée dans la pierre de T.H. White
 

  • Locus

Le prix Locus est un prix littéraire décerné chaque année, depuis 1971, par les lecteurs du magazine américain mensuel de science-fiction Locus lors d'un banquet annuel organisé par la Locus Science Fiction Foundation.
 
Derniers lauréats (catégorie roman de fantasy)
2014: L'Océan au bout du chemin de Neil Gaiman
2013: The Apocalypse Codex par Charles Stross
2012: A Dance with Dragons de G.R.R. Martin
[...]
1978: Le Silmarillion par J.R.R. Tolkien
 

  • World Fantasy Award

Le prix World Fantasy est un prix littéraire créé en 1975 et récompensant des œuvres de fantasy. Le vainqueur est désigné lors de la World Fantasy Convention. Ses participants établissent la liste des nominations avant qu'un jury, renouvelé tous les ans, prenne sa décision.
 
Derniers lauréats (catégorie roman)
2014: A Stranger in Olondria de Sofia Samatar
2013: Alif l'Invisible de G. Willow Wilson
2012: Osama de Lavie Tidhar
[...]
1975: La Magicienne de la forêt d'Eld de Patricia A. McKillip
 

  • Nebula

Le prix Nebula (Nebula Award) est un prix littéraire décerné, chaque année, par la Science Fiction and Fantasy Writers of America à l'œuvre de science-fiction ou de fantasy jugée la plus novatrice.
 
Derniers lauréats (catégorie roman)
2013: Ancillary Justice d'Ann Leckie
2012: 2312 par Kim Stanley Robinson
2011: Morwenna par Jo Walton
[..]
1965: Dune par Frank Herbert
 

  • Le Grand Prix de l'Imaginaire

Le grand prix de l'Imaginaire (GPI) est un prix littéraire français créé en 1974 par l'écrivain et critique Jean-Pierre Fontana lors du Festival de science-fiction de Clermont-Ferrand. Initialement intitulé « grand prix de la science-fiction française », il a été rebaptisé grand prix de l’Imaginaire en 1992, ce qui correspond à une extension de son champ de compétence.
 
Derniers lauréats (catégorie roman francophone)
2014: Anamnèse de Lady Star de L.L. Kloetzer
2013: Du Sel sous les paupières de Thomas Day
Derniers lauréats (catégorie roman étranger)
2014: L'Homme qui savait la langue des serpents par Andrus Kivirähk
2013: La Fille automate par Paolo Bacigalupi
 

  • Le Prix British Fantasy

Le prix British Fantasy (British Fantasy award) est un prix littéraire décerné à partir de 1972 par la British Fantasy Society et récompensant des œuvres de fantasy. Attribué à des œuvres parues l'année précédente, il est également un hommage aux écrivains August Derleth et Robert Holdstock. À partir de 2012, la catégorie du meilleur roman de fantasy, récompensée par le prix August Derleth, est séparée en deux : le meilleur roman d'horreur, récompensée par le prix August Derleth, et le meilleur roman de fantasy, récompensée par le prix Robert Holdstock.
 
Derniers lauréats (catégorie roman de fantasy)
2014: A Stranger in Olondria par Sofia Samatar
2013: Comme un conte par Graham Joyce
 
 
CHAPITRE 11 : LES LISTES
 

  • 20 singletons de fantasy qu'il faut avoir lu

La Fille du Roi des Elfes de Lord Dunsany
Le Silmarillion de J.R.R. Tolkien
Seigneur de Lumière de Roger Zelazny
Le Parlement des Fées de John Crowley
Moonheart de Charles de Lint
Les Voies d'Anubis de Tim Powers
Légende de David Gemmell
Princess Bride de William Goldman
War of the Oaks d'Emma Bull
Tigane de Guy Gavriel Kay
Neverwhere de Neil Gaiman
De bons présages de Neil Gaiman et Terry Pratchett
War of Flowers de Tad Williams
A vos souhaits de Fabrice Colin
Sunshine de Robin McKinley
Jonathan Strange & Mr. Norrell de Susanna Clarke
Perdido Street Station de China Miéville
Chien du Haume de Justine Niogret
Gagner la Guerre de Jean-Philippe Jaworski
Elantris de Brandon Sanderson
 

  • 20 séries de fantasy qu'il faut avoir lu

Conan le Barbare de Robert E. Howard
Les Chroniques de Narnia de C.S. Lewis
Le cycle des Epées de Fritz Leiber
Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien
Elric de Michael Moorcock
Les Princes d'Ambre de Roger Zelazny
Le cycle de Pern d'Anne McCaffrey
Le cycle d'Avalon de Marion Zimmer Bradley
Les Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett
Drenai de David Gemmell
La Compagnie Noire de Glenn Cooke
Le Cycle des Portes de la Mort de Mercedes Lackey
La Trilogie de l'Elfe Noir de R.A. Salvatore
L'Arcane des Epées de Tad Williams
La Roue du Temps de Robert Jordan
La Tour Sombre de Stephen King
L'Assassin Royal de Robin Hobb
Le Trône de Fer de G.R.R. Martin
The Malazan Book of the Fallen de Steven Erikson
Harry Potter de J.K. Rowling


Message édité par The_Declaration le 11-11-2014 à 14:01:50
Reply

Marsh Posté le 17-01-2003 à 20:33:11    

Bon exceptionnelement, je parlerais ici d'un livre qui se nomme La magnificience des oiseaux de Barry Hughart. Il s'agit tout simplement du meilleur livre que j'ai lu l'annee derniere et apparemment , il n'a pas eu beaucoup d'echos en France.
Pour ceux qui connaissent Pratchett, c'est un peu dans la meme veine sauf que ici cela se passe dans un royaume oriental (chinois si vous preferez) et que Pratchett, il peut aller se rhabiller et arreter l'ecriture.
Parfaitement ecrit, parfaitement scenarisee, il n'y a rien aredire a ce monument ignore en France (World Fantasy award 1984 quand meme).

Reply

Marsh Posté le 17-01-2003 à 20:34:35    

izz a écrit :


Je ne saurais que trop vous recomander le génialisime ASP Explorer et ses histoires en ligne :
 
http://mapage.noos.fr/aspexpl/kalonbrw.htm
 
de l'eroic fantasy bien délire, avec des héros stupides et des références partout (ha, maitre Soda ...).
 
un must. n'oubliez pas la section lien.
 
 [:izz]  
 
 
dans le meme genre le donjon de naheulbeuk
http://www.penofchaos.com/donjon/
 

Reply

Marsh Posté le 17-01-2003 à 20:48:30    

Tiens, je vais parler ici d'un auteur de Fantastique que j'aime bien: William Hope Hodgson. Un auteur mort a la guerre de 14, qui aurait pu devenir sinon quelqu'un de l'importance de Lovecraft.
L'océan a une tres grande importance dans ses recits, c'est un lieu de mystere des abimes duquel peut surgir l'horreur.
Il a un style d'ecriture superbe, et transmet au lecteur l'angoisse ressentie par les protagonistes de ses recits.
Certaines de ses nouvelles sont de la qualité du meilleur de Edgar Poe.
Je recommande la lecture de:
Les canots du Glenn Carrig
La chose dans les algues
La maison au bord du monde
L'horreur tropicale
Carnacki et les fantomes
Les pirates fantomes
A+,

Reply

Marsh Posté le 17-01-2003 à 21:11:25    

Belug a écrit :


 
  dans le meme genre le donjon de naheulbeuk
http://www.penofchaos.com/donjon/
 


 
le donjon est inspiré de Kalon, d'ASP Explorer, il y a des liens sur les deux sites.
 
au fait l'épisode 14 est sorti !

Reply

Marsh Posté le 17-01-2003 à 21:11:37    

[:drapeau]
 
qqn à déjà lu du Zelazny au fait ?? (cycle des princes d'Ambre) Est ce que c'est bien ?


Message édité par greenleaf le 17-01-2003 à 21:12:01
Reply

Marsh Posté le 18-01-2003 à 03:18:21    

Je conseille tous les Moorcock (le cycle du multinivers) et notamment la série Elric le Necromancien, une histoire d'héroic fantasy tres sombre et désabusée


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Cherche the key of the twilight :)
Reply

Marsh Posté le 18-01-2003 à 03:29:55    

Altheus a écrit :

Je conseille tous les Moorcock (le cycle du multinivers) et notamment la série Elric le Necromancien, une histoire d'héroic fantasy tres sombre et désabusée

J'ai mon exemplaire des editions Opta avec les illustrations de Druillet :) :)
Ça se lit bien, mais dans ce style d'histoire, je preferre le Cycle des épées avec Fahrd et le souricier Gris de Fritz Leiber.
A+,

Reply

Marsh Posté le 18-01-2003 à 03:29:55   

Reply

Marsh Posté le 18-01-2003 à 03:33:56    

gilou a écrit :

J'ai mon exemplaire des editions Opta avec les illustrations de Druillet :) :)
Ça se lit bien, mais dans ce style d'histoire, je preferre le Cycle des épées avec Fahrd et le souricier Gris de Fritz Leiber.
A+,  


 
En quoi "c'est mieux"?

Reply

Marsh Posté le 18-01-2003 à 03:45:59    

Angel_Dooglas a écrit :


 
En quoi "c'est mieux"?

Le style de l'auteur est plus varié, plus leste. Moorcock, il manque un peu d'humour, et d'autre part, il y a d'autres oeuves de lui que je preferre (Les Aventures UchroniQues D'Oswald Bastable).
A+,

Reply

Marsh Posté le 18-01-2003 à 03:47:21    

gilou a écrit :

J'ai mon exemplaire des editions Opta avec les illustrations de Druillet :) :)
Ça se lit bien, mais dans ce style d'histoire, je preferre le Cycle des épées avec Fahrd et le souricier Gris de Fritz Leiber.
A+,  


 
 
Merci du conseil je vais trouver ca , car elric reste une reference pour moi, donc si c au moins aussi bien , je te remercie  :)


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Cherche the key of the twilight :)
Reply

Marsh Posté le 18-01-2003 à 03:47:59    

gilou a écrit :

Le style de l'auteur est plus varié, plus leste. Moorcock, il manque un peu d'humour, et d'autre part, il y a d'autres oeuves de lui que je preferre (Les Aventures UchroniQues D'Oswald Bastable).
A+,
 


 
Arf par contre si y'a de l'humour ca va moins me plaire


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Cherche the key of the twilight :)
Reply

Marsh Posté le 18-01-2003 à 05:49:01    

Je lis avec plaisir en ce moment deux bouquins de R.E. Feist : pug l'apprenti et Milamber le mage.
A mon hu,ble avis, style tres sympa, efficace, histoire bien ficelee, bref, j'aime bien :) Meme si on releve une incoherence par-ci par-la, ca ne gache en rien le tout.

Reply

Marsh Posté le 18-01-2003 à 06:14:59    

Perso j'ai adoré tout ce que j'ai lu de Moorcock, avec un gros faible pour le Cycle d'Elric. Ce personnage m'a vraiment accroché, ses faiblesses, ses défauts , son caractère taciturne, et son épée maudite Stormbringer  :love:  ...  
 
Dans le style anti-héros, j'ai également adoré tous les bouquins de R.A Salvatore sur Drizzt Do'Urden et ses aventures dans Féérune, dans les Royaumes Oubliés. Le personnage de Drizzt a de nombreux points communs avec Elric de Melniboné, d'ailleurs ...  :love:  
 
Tout ce que j'ai dévoré de Roger Zelazny, mort trop tôt d'une saloperie de cancer au milieu des années 90 ... La Saga des Princes d'Ambre est un pur chef d'oeuvre d'Heroic Fantasy, mais brille également dans le genre "policier", "thriller politique" ... Une sorte de "Prince" de Machiavel en 10 volumes façon Heroic Fantatsy.  :love:  
 
Est-il encore besoin de présenter JRR Tolkien et son cultissime Seigneur des Anneaux ?  :)  Lisez le, çà vaut vraiment le coup, et tant que vous y êtes, envoyez-vous le Silmarillon. C'est parfois un poil fastidieux mais çà vaut vraiment le coup.
 


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Ma bibliotheque Mon Bar ⭐ מברכיך ברוך וארריך ארור
Reply

Marsh Posté le 18-01-2003 à 14:29:49    

dworkin a écrit :

Perso j'ai adoré tout ce que j'ai lu de Moorcock, avec un gros faible pour le Cycle d'Elric. Ce personnage m'a vraiment accroché, ses faiblesses, ses défauts , son caractère taciturne, et son épée maudite Stormbringer  :love:  ...  
 
Dans le style anti-héros, j'ai également adoré tous les bouquins de R.A Salvatore sur Drizzt Do'Urden et ses aventures dans Féérune, dans les Royaumes Oubliés. Le personnage de Drizzt a de nombreux points communs avec Elric de Melniboné, d'ailleurs ...  :love:  
 
Tout ce que j'ai dévoré de Roger Zelazny, mort trop tôt d'une saloperie de cancer au milieu des années 90 ... La Saga des Princes d'Ambre est un pur chef d'oeuvre d'Heroic Fantasy, mais brille également dans le genre "policier", "thriller politique" ... Une sorte de "Prince" de Machiavel en 10 volumes façon Heroic Fantatsy.  :love:  
 
Est-il encore besoin de présenter JRR Tolkien et son cultissime Seigneur des Anneaux ?  :)  Lisez le, çà vaut vraiment le coup, et tant que vous y êtes, envoyez-vous le Silmarillon. C'est parfois un poil fastidieux mais çà vaut vraiment le coup.
 
 


 
On est d'accord, ayant adoré elric, j'ai également adoré la saga de drizzt, bien que le premiere fois que j'ai vu les bouquins , j'ai hésité car ca sentait l'exploitation de license a plein nez !


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Cherche the key of the twilight :)
Reply

Marsh Posté le 18-01-2003 à 23:02:22    

Tiens puisqu'il y a un tomic sur la fantasy... quelqu'un aurait-il acheté (ou serait-il abonné) à la nouvelle revue de fantasy Asphodale. Il y a eu de bons echos dans la presse, mais j'aurais voulu avoir l'avis d'un amateur avant de m'abonner. En fait j'hésite avec Faëries. Est-ce qu'il y a une grosse différence de contenu. Comme entre Galaxies  :jap:  et Bifrost  :love:  en SF par exemple.


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Veuillez contribuer à maintenir la jetée propre, jetez vos détritus dans l'eau.-
Reply

Marsh Posté le 18-01-2003 à 23:24:33    

Bien tiens, Personne ne parle de David Eddgins, dont il a fait (entre autre) La Belgariade. Une pentalogie extraordinaire, un passe tres coherent et tres riche, des personnages tres charismatiques (grace a sa femme Leigh qui l a aidee pour les caracteres feminins, pour une plus grande profondeur).  
Je le trouve beaucoup plus "terre a terre" par rapport a la trilogie du SdA.
 
La suite de la Belgariade, encore une pentalogie,  qu est la Malloree.
Je le trouve moins bien que la Belgariade, car je sens plus une envie de continuer une autre histoire avec les meme personnages (ce qui est pas mal car ils sont excellent) qu autre chose, donc la magie est partie, mais on peut decouvrir des personnages secondaires tres attachants quand meme (Beldin, Zakath, l eunuque dont je sais plus le nom :/, etc ...)
 
Puis on peut approfondir les 2 personnages clefs de cette pentalogie, avec les 2 tomes pour Belgarath le sorcier et Polgara la sorciere, qui retracent les debuts de Garath avant et apres ca rencontre avec Aldur et la jeunesse et la vie de Polgara la sorciere (tres tumultueuse quand meme).
 
Puis les deux trilogies, Des Joyaux et celui Des perils, qui conte les aventures du Pandion ( et accesoirement le champion de la Reine) Emouchet.  
Une narration qui ne perd que tres peu, par rapport a son chef d oeuvre qu est la Belgariade.
Mais dommage qu il n y est pas de fil conducteur entre le Balgariade et les 2 pentalogies, a part peut etre les descendants des Dieux Trolls (a verifier) et certaines histoires de differents royaumes (Cherek et l Algarie par exp, aussi a verifier).
 
Voila tout ca pour dire Eddings  :love:

Message cité 1 fois
Message édité par Lexmark le 19-01-2003 à 02:06:53
Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 02:02:42    

Moi je suis en train de lire "l'assassin royal" de Robin Hobb (6 volumes), c'est un pôte qui vient tout juste de me prêter les bouquins.....c'est bien simple j'en suis au 4 ème tome et j'arrive pas a décrocher, c'est vraiment super prenant !
 
http://www.elbakin.com/fantasy/photos/apprentiassassin.jpghttp://www.elbakin.com/fantasy/photos/assassinroi.jpghttp://www.elbakin.com/fantasy/photos/nefcrepuscule.jpg http://www.elbakin.com/fantasy/photos/poisonvengeance.jpg http://www.elbakin.com/fantasy/photos/voiemagique.jpg http://www.elbakin.com/fantasy/photos/lareinesolitairethumb.jpg
 
Mais comme je suis pas un super critique, allez faire un tour ici pour en savoir plus : http://www.elbakin.com/fantasy/rom [...] nroyal.htm


Message édité par nnay'01 le 19-01-2003 à 02:04:16
Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 02:06:13    

gilou a écrit :

J'ai mon exemplaire des editions Opta avec les illustrations de Druillet :) :)
Ça se lit bien, mais dans ce style d'histoire, je preferre le Cycle des épées avec Fahrd et le souricier Gris de Fritz Leiber.
A+,  

Comment peut on rêver avec le cycle des épées une fois qu'on a lu Tolkien !
C'est triste, gris, ça se passe tt le tps dans les villes, souvent caricatural
 
Il y manque l'onirisme de Tolkien


---------------
Is it a bird? Is it a plane? No it s F22Raptor !  -  I love flying because football, baseball, rugby, and golf only take one ball
Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 02:13:23    

F22Raptor a écrit :

Comment peut on rêver avec le cycle des épées une fois qu'on a lu Tolkien !
C'est triste, gris, ça se passe tt le tps dans les villes, souvent caricatural
 
Il y manque l'onirisme de Tolkien

Moi, j'aime pas Tolkien. Je trouve ses bouquins soporifiques.  
A+,


---------------
There's more than what can be linked! --    Iyashikei Anime Forever!    --  AngularJS c'est un framework d'engulé!  --
Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 02:14:31    

gilou a écrit :

Moi, j'aime pas Tolkien. Je trouve ses bouquins soporifiques.  
A+,


Pourquoi ?

Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 02:17:11    

Lexmark a écrit :


Pourquoi ?


Parce que quand je les lis, je m'endors au bout de 20/30 pages.
Un bouquin qui m'interesse ne m'endort pas comme ça, sauf grosse fatigue.
A+,


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There's more than what can be linked! --    Iyashikei Anime Forever!    --  AngularJS c'est un framework d'engulé!  --
Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 02:18:50    

gilou a écrit :


Parce que quand je les lis, je m'endors au bout de 20/30 pages.
Un bouquin qui m'interesse ne m'endort pas comme ça, sauf grosse fatigue.
A+,

Peut etre a cause de la narration lente et tres (trop) detailles peut etre, c est rare d entendre qq un dire que c est soporifique, mais bon.

Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 02:20:26    

gilou a écrit :


Parce que quand je les lis, je m'endors au bout de 20/30 pages.
Un bouquin qui m'interesse ne m'endort pas comme ça, sauf grosse fatigue.
A+,


 
Je serais tentée de penser comme toi...j'ai lu quelqu'un dire je sais pas où que Tolkien était un très mauvais conteur, et ce n'est pas faux. En français, j'ai laissé tomber au bout de 50 pages; ça passe légèrement mieux en anglais, mais toujours par tranches homéopathiques de 50 à 100 pages par session.  :sweat:


---------------
Une femme qui se fout de la procréation, c'est le Saint Graal de toutes les bites du monde (BriseParpaing) - Moeagare, Gundam !
Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 02:22:35    

Enzan a écrit :


 
Je serais tentée de penser comme toi...j'ai lu quelqu'un dire je sais pas où que Tolkien était un très mauvais conteur, et ce n'est pas faux. En français, j'ai laissé tomber au bout de 50 pages; ça passe légèrement mieux en anglais, mais toujours par tranches homéopathiques de 50 à 100 pages par session.  :sweat:  

Quand j entend cela, j ai l impression qu il faut le lire assez jeune (adolescent  :??: ) pour ne pas etre bloque par sont style, car c est vrai qu avec l age (et surtout si on lit bcp) on fait plus attention a la forme qu au fond *avis perso hein*


Message édité par Lexmark le 19-01-2003 à 02:23:32
Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 02:24:13    

Lexmark a écrit :

Peut etre a cause de la narration lente et tres (trop) detailles peut etre, c est rare d entendre qq un dire que c est soporifique, mais bon.


Disons que comme j'avais lu pas mal de recits du meme genre avant de lire Tolkien, c'est mal passé, car ca soutenait pas la comparaison quand au style.
Peut etre que si comme d'autres, j'avais decouvert le genre avec Tolkien, c'aurait ete different.
A+,


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There's more than what can be linked! --    Iyashikei Anime Forever!    --  AngularJS c'est un framework d'engulé!  --
Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 12:47:32    

Personnellement, je suis entrain de "finir" le cycle de Pern (la BAllade de Pern) d'Anne McCaffrey, finir est un bien grand mot car je suis rendu au 9eme bouquin (sur un paquet encore).
 
J'ai bien accroché à cette histoire, se déroulant sur la planète Pern et qui parle de chevaliers dragons qui defendent (avec leurs dragons) le monde "medievial" dans lequel ils vivent.
La planete possede en effet une sorte de sattellite ayant une orbite completement decalée (comme la comete de Halley chez nous)attaqué tous les 200 ans par des genres de spores qui tombent de la planete (l'etoile rouge) et qui se nourrissent de toute forme de vie qu'ils rencontrent.
 
Le moyen de les tuer, les calciner en plein vol avec les dragons.
 
bon je sais pas si j'ai été tres clair, mais en tout cas j'ai beacoup aimé.

Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 13:02:29    

Lexmark a écrit :

Peut etre a cause de la narration lente et tres (trop) detailles peut etre,


L'histoire est excellente sur la totalité des bouquins, mais le style est chiantissime...


---------------
If I could start again, a million miles away, I would keep myself, I would find a way... "Loreleï's dead ; Heaven is about to fuzz."
Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 13:05:34    

nnay'01 a écrit :

Moi je suis en train de lire "l'assassin royal" de Robin Hobb (6 volumes), c'est un pôte qui vient tout juste de me prêter les bouquins.....c'est bien simple j'en suis au 4 ème tome et j'arrive pas a décrocher, c'est vraiment super prenant !
 
http://www.elbakin.com/fantasy/pho [...] sassin.jpg
http://www.elbakin.com/fantasy/photos/assassinroi.jpg
http://www.elbakin.com/fantasy/pho [...] uscule.jpg
http://www.elbakin.com/fantasy/pho [...] geance.jpg
http://www.elbakin.com/fantasy/photos/voiemagique.jpg http://www.elbakin.com/fantasy/pho [...] ethumb.jpg
 
Mais comme je suis pas un super critique, allez faire un tour ici pour en savoir plus : http://www.elbakin.com/fantasy/rom [...] nroyal.htm


Aïe... 6 tomes?? :D
 
Moi qui pensait 3, et donc être en train de finir puisque je viens d'attaquer "la nef du crépuscule"... :D
 
J'aime beaucoup l'univers, et le coté plus "médiéval" que "fantastique", la grosse prédominance de l'alchimie sur la "magie", et que l'on n'y retrouve pas d'effets spéciaux "vlam boule de feu!".


Message édité par Leg9 le 19-01-2003 à 13:06:24

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If I could start again, a million miles away, I would keep myself, I would find a way... "Loreleï's dead ; Heaven is about to fuzz."
Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 13:08:35    


Vous n'avez pas des trucs a lire on-line par hasard, genre Kalon que j'ai posté plus haut  :??:  
 

Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 13:11:04    

Brad Pitt a écrit :

Bon alors moi j'aime "Les Royaumes Oubliés" et surtout la série traçant la vie de Drizzt Do'Urden, elfe noir rebelle...
 
J'adore l'auteur R.A. Salvatore (qui a écrit la quasi totalité de la série Drizzt)...Je trouve qu'il écrit très bien, c très agréable à lire, etc...
 
J'ai également lu Vecteur prime (qu'il a aussi écrit) mais cette fois il s'agit de Star Wars...encore une fois rien à redire...
 
 
Qqun d'autre connait/apprécie cet auteur ??


oui j'accroche aussi pas mal a cette serie la, La Sequence du Clerc, portant sur le theme des Cadderly est xcellente, je pense continuer la serie.
 
Sinon ce topic s'annonce tres interessant et plein de ressources :D

Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 22:51:44    

MatikOne a écrit :


oui j'accroche aussi pas mal a cette serie la, La Sequence du Clerc, portant sur le theme des Cadderly est xcellente, je pense continuer la serie.
 
Sinon ce topic s'annonce tres interessant et plein de ressources :D

Surtout que Cadderly connait Drizzt :d
 
 
franchement la pentalogie du clerc au début j'ai eu peur mais finalement j'ai bien aimé...R.A. Salvatore powa...ya aucun bcp de lui ki m'a déplu jusqu'à maintenant...
 
 
et dans un autre registre j'aime bcp Richard Matheson...kkun connait ?


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Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. J.-B. Bossuet
Reply

Marsh Posté le 19-01-2003 à 23:25:00    

Dj_Jim a écrit :

Personnellement, je suis entrain de "finir" le cycle de Pern (la BAllade de Pern) d'Anne McCaffrey, finir est un bien grand mot car je suis rendu au 9eme bouquin (sur un paquet encore).
 
J'ai bien accroché à cette histoire, se déroulant sur la planète Pern et qui parle de chevaliers dragons qui defendent (avec leurs dragons) le monde "medievial" dans lequel ils vivent.
La planete possede en effet une sorte de sattellite ayant une orbite completement decalée (comme la comete de Halley chez nous)attaqué tous les 200 ans par des genres de spores qui tombent de la planete (l'etoile rouge) et qui se nourrissent de toute forme de vie qu'ils rencontrent.
 
Le moyen de les tuer, les calciner en plein vol avec les dragons.
 
bon je sais pas si j'ai été tres clair, mais en tout cas j'ai beacoup aimé.


Pern, c'est magnifique, en particulier, les deux premiers romans de la serie, La quête du dragon, et Le vol du dragon.
L'ensemble de la serie est tres bien, mais il faut avouert que les deux derniers sont moins bon, L'auteur ayant vieilli, et ses capacites d'ecriture s'etant amoindries. (C'est pire dans d'autres series qu'elle ecrit neanmoins).
A+,

Reply

Marsh Posté le 20-01-2003 à 16:32:09    

gilou a écrit :


Pern, c'est magnifique, en particulier, les deux premiers romans de la serie, La quête du dragon, et Le vol du dragon.
L'ensemble de la serie est tres bien, mais il faut avouert que les deux derniers sont moins bon, L'auteur ayant vieilli, et ses capacites d'ecriture s'etant amoindries. (C'est pire dans d'autres series qu'elle ecrit neanmoins).
A+,


 
Je suis d'accord pour dire que les premiers tomes (j'incluerais meme ceux sur les Harpistes) sont vraiment geniaux, je ne suis pas encore rendu au deux derniers donc je ne peux pas encore en parler.

Reply

Marsh Posté le 20-01-2003 à 17:21:17    

je vous conseille la serie d'Anne Rice, ses Chroniques de vampires  
 
"entretien avec un vampire" souvenez vous du film mise en place du décor  
 
"Lestat le vampire" Lestat champion éternel de Anne Rice ?
 
"la reine des damnés" l'origine des vampires selon Rice
 
"le voleur de corps" lestat redevient humain
 
"Memnock le démon"
Lestat rencontre satan la vision du paradis de Rice
 
"Pandora" épopée d'époque magnifique

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Marsh Posté le 21-01-2003 à 20:37:45    

Bon, g acheté ce fameux n°1 d'Asphodale, je vais me le potasser et je vous dirai ce que j'en pense.
 
Tout le monde s'en fout mais c pas grave.  :sweat:


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Veuillez contribuer à maintenir la jetée propre, jetez vos détritus dans l'eau.-
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Marsh Posté le 24-01-2003 à 19:22:36    

Zenith a écrit :

je vous conseille la serie d'Anne Rice, ses Chroniques de vampires  
 
"entretien avec un vampire" souvenez vous du film mise en place du décor  
 
"Lestat le vampire" Lestat champion éternel de Anne Rice ?
 
"la reine des damnés" l'origine des vampires selon Rice
 
"le voleur de corps" lestat redevient humain
 
"Memnock le démon"
Lestat rencontre satan la vision du paradis de Rice
 
"Pandora" épopée d'époque magnifique

Je suis en train de le lire.....J'en suis à l'histoire de Marius....et franchement il est génial ce bouquin...Lestat est vraiment un personnage excellent....


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Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. J.-B. Bossuet
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Marsh Posté le 24-01-2003 à 19:45:55    

Brad Pitt a écrit :

Bon alors moi j'aime "Les Royaumes Oubliés" et surtout la série traçant la vie de Drizzt Do'Urden, elfe noir rebelle...
 
J'adore l'auteur R.A. Salvatore (qui a écrit la quasi totalité de la série Drizzt)...Je trouve qu'il écrit très bien, c très agréable à lire, etc...
 
J'ai également lu Vecteur prime (qu'il a aussi écrit) mais cette fois il s'agit de Star Wars...encore une fois rien à redire...
 
 
Qqun d'autre connait/apprécie cet auteur ??

la trilogie de l'elfe noir est vraiment excellente

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Marsh Posté le    

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