Que pensez-vous de la psychiatrie

Que pensez-vous de la psychiatrie - Page : 2 - Santé - Discussions

Marsh Posté le 23-07-2017 à 10:31:28    

Reprise du message précédent :

Ca a l'air lent et chiant :(  
Pis je déteste ces films voyeuristes qui ne s'intéressent qu'à la partie brute d'un sujet. Aucun recul, aucun débat ne peut sortir d'un truc pareil.

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Marsh Posté le 23-07-2017 à 10:31:28   

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Marsh Posté le 23-07-2017 à 18:40:26    

Tu as lu l'article dans le détail? parce que c'est loin d'évoquer des lésions cérébrales liées à la sismothérapie mais plutôt une tentative d'expliquer justement comment elle fonctionne sur le cerveau humain et par quel biais elle trouve son efficacité et propose d'élargir les recherche pour voir s'il on peut faire un marqueur diagnostique de l'IRM fonctionnelle avec l'hypothèse qu'il y aurait une sur connectivité dans la dépression (que la sismo vient donc remettre à la normale).
On retrouve d'ailleurs des éléments similaires à ceux que l'on peut trouver dans une autre méthode de soins ( la stimulation magnétique transcranienne).
 
Sur la tolérance à cette technique , tu peux trouver des dizaines et des dizaines d'articles scientifiques qui vont tous vers une relative innocuité , avec un net bénéfice à l'utilisation dans les conditions que j'expose plus bas. ( comme tout le reste de la médecine hein , peu importe la spécialité chaque médicament à des effets secondaires et la prescription doit être réfléchie suivant ce que l'on appelle la balance bénéfice risque)
 
De plus la sismothérapie n'est que trés rarement proposée en première intention ( uniquement logiquement en cas d'urgence vitale : comprendre une dépression à la sévérité extrême) ou en cas d'échec des autres lignes de traitement. Dans l'immense majorité des cas ce traitement se fait avec l'accord du patient et même discussion avec sa famille ( quand le patient n'est plus en mesure de donner son avis)
 
Trois exemples de situations où j'ai pu voir cette technique sortir les gens de leur maladie :  
- une grand mère tellement déprimée qu'elle était convaincue de perdre ses organes digestifs et génitaux pas son vagin, que la moitié de son cerveau c'était arreté... ce que l'on appelle un syndrome de Cottard du nom du psychiatre dont je t'évoquais les écrits.
- une femme assez jeune alternant des épisodes maniaques pas piqués des vers ( retrouvée notamment dans une caserne de pompier habillée en pompier et ayant eu des rapports avec plusieurs d'entre eux), avec des épisodes dépressifs monstrueux où elle ne quittait quasiment plus la position allongée
- un autre femme de 70 ans dont les épisodes maniaques peuvent durer des semaines , résister aux traitement, qui te propose de la caresser quand tu entres dans sa chambre , nettoie les sols avec son urine, bref...
 
Ben dans ces situations tu es heureux d'avoir un  traitement efficace qui permet à ces patients de retrouver une vie strictement normale par la suite. Et ceux ci n'agissent pas complètement au hasard comme tu semble le croire, ils visent certains systèmes particuliers, c'est globalement même ce qui différencie les plus vieilles lignes de traitement et les plus récentes qui sont bien plus sélectives dans les récepteurs avec lesquels elle interragissent
La réflexion est la même autour des autres traitements en psychiatrie, certes ils ont un coût mais ils sont parfois nécessaires... les traitements pour l'hépatite C , les anti cancéreux , les antidiabétiques oraux ou antihypertenseurs ont aussi un coût non négligeable.
 
Un patient déprimé ou atteint de schizophrénie non traité il a aussi un coût pour la société si tu vas par la : Allocation adulte handicapé / arrêts de travail ou arrêt longue maladie. et encore une fois ca vaut le coup de voir quelles sont les évolutions naturelles de ces affections.
 
Je te rejoins cependant sur le fait qu'il faille une grande rigueur sur le plan diagnostique et thérapeutique ( ne pas poser de diagnostique d'un trouble psychotique chronique en aigu comme tu l'évoquais ; mais il y a aussi malheureusement souvent des traitements qui ne sont pas proposés dans les bonnes situations) et que malheureusement c'est loin d'être toujours le cas, on croise encore trop souvent des psychiatres qui ne prennent pas suffisamment de temps pour poser leur diagnostique, ne le questionne plus ensuite, et qui peuvent également ne pas suivre les recommandations de bonnes pratique concernant les traitements, rappelons au passage aussi qu'une quantité non négligeable des patients à qui l'on propose un traitement anxiolytique ( benzo ou antihistaminique) ou un traitement antidépresseur n'ont jamais vu de psychiatre ( médecin traitant, service hospitalier qui introduit un traitement sans avoir recours à l'avis d'un psychiatre..) et que toutes ces prescriptions ne se font pas toujours dans les bonnes situations.  
 
En gros la psychiatrie est comme les autres disciplines médicales : on ne connait pas tout, certains traitements ont été découverts par hasard, on continue à faire de la recherche pour mieux comprendre, mieux diagnostiquer et mieux traiter.
 
Moi ce qui me révolte encore plus que la façon dont travaille certains psychiatres c'est la vision que peut avoir la société ou les autres disciplines médicales sur les patients suivis en psychiatrie, la pathologie mentale lorsqu'elle est présente induit régulièrement une prise en charge et un regard différent pour la personne qui en est atteinte et cela peut avoir des conséquences désastreuses tant sur le plan social que médical.

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Message édité par Crominator le 23-07-2017 à 18:42:16
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Marsh Posté le 24-07-2017 à 16:37:53    

Drap :)

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Marsh Posté le 24-07-2017 à 16:57:31    

il y a des tas d'articles, études et témoignages qui vont à l'encontre de ta vision également concernant la sismothérapie

 

tu lis que à long terme et quelques mois après les patients rechutent ...
ça réduit les connexions du lobre frontal chez ceux ayant une dépression sévère

 

http://www.pseudo-sciences.org/art [...] article=79
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8 [...] C3%A9rapie

 

https://www.madinamerica.com/2013/1 [...] effective/

   


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Message édité par poutrella le 24-07-2017 à 16:59:07
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Marsh Posté le 24-07-2017 à 18:35:44    

poutrella a écrit :

il y a des tas d'articles, études et témoignages qui vont à l'encontre de ta vision également concernant la sismothérapie
 
tu lis que à long terme et quelques mois après les patients rechutent ...  
ça réduit les connexions du lobre frontal chez ceux ayant une dépression sévère
 
http://www.pseudo-sciences.org/art [...] article=79
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8 [...] C3%A9rapie
 
https://www.madinamerica.com/2013/1 [...] effective/
 
 


 
Des lors que tu as fais une dépression dans ta vie il y a un risque de récidive et ce d'autant plus qu'il y a eu plusieurs épisodes : ainsi deux antécédents de dépression c'est un risque de 50 % d'en faire une nouvelle, à partir de trois dépressions tu as 90 % de risque de faire à nouveau au cours de ta vie une dépression.
 
Je n'ai jamais dis que l'ECT devait guérir en quelques séances et de manière durable sans qu'il puisse y avoir de rechute, c'est un moyen remarquablement efficace pour sortir de la crise et cela ne dispense pas d'un traitement plus long en effet. A savoir que certaines équipes proposent des sismothérapies à rythme régressif sur une période proche de deux ans par exemple.
 
Quand à ton affirmation sur la réduction des connections frontales j'en parle justement juste au dessus puisque cela fait référence à l'article posté par Target qui évoque qu'il y aurait une sur connectivité dans la dépression sévère que l'ECT vient justement corriger ( en réduisant le nombre de connections frontales). Lisez l'article à fond il n'a pas le sens de son titre.

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Message édité par Crominator le 24-07-2017 à 18:37:45
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Marsh Posté le 26-07-2017 à 16:58:14    

Crominator a écrit :

Tu as lu l'article dans le détail? parce que c'est loin d'évoquer des lésions cérébrales liées à la sismothérapie mais plutôt une tentative d'expliquer justement comment elle fonctionne sur le cerveau humain et par quel biais elle trouve son efficacité et propose d'élargir les recherche pour voir s'il on peut faire un marqueur diagnostique de l'IRM fonctionnelle avec l'hypothèse qu'il y aurait une sur connectivité dans la dépression (que la sismo vient donc remettre à la normale).
On retrouve d'ailleurs des éléments similaires à ceux que l'on peut trouver dans une autre méthode de soins ( la stimulation magnétique transcranienne).

Non je n'ai pas lu l'article dans le détail. Et je ne compte pas le faire (trop spécialisé) à moins que tu ne m'écrives que l'article contredise son titre ou ne l'appuie pas mais je pense que ce ne sera pas nécessaire.
L'article wiki de Poutrella dit quant à lui ceci : "La sismothérapie serait associée à une réduction importante des connexions cérébrales dans la zone du cortex préfrontal dorsolatéral, cette réductivité des connexions cérébrales étant elle-même associée à une réduction significative des symptômes dépressifs. Cela serait donc en faveur de la thèse selon laquelle une hyperconnectivité cérébrale dans cette région du cerveau serait associée à la dépression7." ce qui est quand même une conclusion très cynique (c'est la même source que moi). Après je veux bien admettre que la sismothérapie ne fait aucun dommage au cerveau parce qu'après tout je n'en ai rien à faire et que je ne suis pas spécialiste, mais j'aimerais quand même auparavant me faire expliquer comment on peut arriver à des pertes de mémoire sans endommager le cerveau.

Crominator a écrit :

Sur la tolérance à cette technique , tu peux trouver des dizaines et des dizaines d'articles scientifiques qui vont tous vers une relative innocuité , avec un net bénéfice à l'utilisation dans les conditions que j'expose plus bas. ( comme tout le reste de la médecine hein , peu importe la spécialité chaque médicament à des effets secondaires et la prescription doit être réfléchie suivant ce que l'on appelle la balance bénéfice risque)
 
De plus la sismothérapie n'est que trés rarement proposée en première intention ( uniquement logiquement en cas d'urgence vitale : comprendre une dépression à la sévérité extrême) ou en cas d'échec des autres lignes de traitement. Dans l'immense majorité des cas ce traitement se fait avec l'accord du patient et même discussion avec sa famille ( quand le patient n'est plus en mesure de donner son avis)
 
Trois exemples de situations où j'ai pu voir cette technique sortir les gens de leur maladie :  
- une grand mère tellement déprimée qu'elle était convaincue de perdre ses organes digestifs et génitaux pas son vagin, que la moitié de son cerveau c'était arreté... ce que l'on appelle un syndrome de Cottard du nom du psychiatre dont je t'évoquais les écrits.
- une femme assez jeune alternant des épisodes maniaques pas piqués des vers ( retrouvée notamment dans une caserne de pompier habillée en pompier et ayant eu des rapports avec plusieurs d'entre eux), avec des épisodes dépressifs monstrueux où elle ne quittait quasiment plus la position allongée
- un autre femme de 70 ans dont les épisodes maniaques peuvent durer des semaines , résister aux traitement, qui te propose de la caresser quand tu entres dans sa chambre , nettoie les sols avec son urine, bref...
 
Ben dans ces situations tu es heureux d'avoir un  traitement efficace qui permet à ces patients de retrouver une vie strictement normale par la suite.

Encore une fois je ne nie pas que la psychiatrie puisse être utile à certains. Sur les articles scientifiques bon j n'ai pas regardé des dizaines et des dizaines mais la présentation des faits dans les cas que j'ai regardé me semble un peu biaisée. Par exemple l'article en anglais du wiki de Poutrella dit qu'une controverse existe sur les dommages sur le cerveau puis cite uniquement des études disant qu'en fait ça ne fait rien alors que c'est pas difficile de trouver des sources disant l'inverse (un peu datée celle-ci) http://www.electricshocktherapy.in [...] edberg.doc Si je cherche des études montrant ta thèse je tombe sur des trucs comme ça http://www.sciencedirect.com/scien [...] 810000202X ou ça http://jamanetwork.com/journals/ja [...] act/495562 où ils te disent qu'ils ont pris des malades qui avaient des anomalies cérébrales et ont trouvé qu'en fait on ne faisait pas la différence entre l'évolution qui aurait pu être naturelle de ces anomalies et le passage de la sismothérapie. Super méthodologie.

Crominator a écrit :

La réflexion est la même autour des autres traitements en psychiatrie, certes ils ont un coût mais ils sont parfois nécessaires... les traitements pour l'hépatite C , les anti cancéreux , les antidiabétiques oraux ou antihypertenseurs ont aussi un coût non négligeable.

 

Un patient déprimé ou atteint de schizophrénie non traité il a aussi un coût pour la société si tu vas par la : Allocation adulte handicapé / arrêts de travail ou arrêt longue maladie. et encore une fois ca vaut le coup de voir quelles sont les évolutions naturelles de ces affections.

Le problème qui se pose n'est pas de savoir si le traitement ait un coût économiquement, il est de voir s'il a un coût injustifié économiquement. Et là je dis clairement oui, j'ai donné au tout début l'exemple américain avec ses "chasseurs à l'assurance santé", et les exemples italiens ou nordiques montrent que l'on peut faire 1)mieux, 2)moins cher, et 3)plus humain. Déjà rien que le fait de filer des médicaments à qqn qui rentre à l'HP en observation ou d'en refiler à vie pour soigner tel trouble à qqn qui aurait fait sans que l'on puisse en attester car-on-était-pas-là-mais-les-témoignages une crise correspondant au trouble c'est du n'importe quoi. Mais je vois que tu me rejoins sur ça dans la suite donc je te rejoins sur l'évolution naturelle de certains que tu connais mieux que moi.

 

Et là j'en profite pour aborder la question de l'implication de l'industrie pharmaceutique dans la psychiatrie. Déjà parce dois-je le rappeler la psychiatrie est passée de barbare à "moderne" quand l'industrie pharmaceutique a inventé les psychotropes. La psychiatrie n'est pas une discipline assez solide et assez tangible pour pouvoir résister aux actions de tromperie en provenance de l'industrie pharmaceutique. C'est dramatique.

Crominator a écrit :

Moi ce qui me révolte encore plus que la façon dont travaille certains psychiatres c'est la vision que peut avoir la société ou les autres disciplines médicales sur les patients suivis en psychiatrie, la pathologie mentale lorsqu'elle est présente induit régulièrement une prise en charge et un regard différent pour la personne qui en est atteinte et cela peut avoir des conséquences désastreuses tant sur le plan social que médical.

Hmm moi ça me révolte beaucoup moins mais je comprends ce que tu veux dire :o Après à mon avis pour changer celui de la société sur les patients il faut déjà changer la psychiatrie. Par ex un type qui prend des psychotropes va pas avoir tendance à être social et à attirer la sympathie :D De même un ressenti qui court sur les forums spécialisés est l'absence d'humanité en provenance même des psychiatres. Déjà un peu pour la raison précédente à mon avis et aussi parce que la parole du patient est suspecte à cause de ce que l'on suppose être sa maladie.

Crominator a écrit :

Et ceux ci n'agissent pas complètement au hasard comme tu semble le croire, ils visent certains systèmes particuliers, c'est globalement même ce qui différencie les plus vieilles lignes de traitement et les plus récentes qui sont bien plus sélectives dans les récepteurs avec lesquels elle interragissent.

Je ne dis pas complètement au hasard, bien sûr on peut dire que l'on va viser le récepteur Untel mais on ne sait ni exactement ce que va enclencher cette stimulation du récepteur ce récepteur ni les autres récepteurs et organismes que l'on va toucher car le cerveau touche à tout et on ne le connaît pas bien. D'ailleurs souvent faut une foule de médicaments pour corriger les effets des autres et ainsi de suite :o


Message édité par Profil supprimé le 26-07-2017 à 20:22:29
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Marsh Posté le 26-07-2017 à 20:39:38    

Concernant ton article je vais essayer d'être plus clair, ils ne disent nul part qu'il y aurait une lésion cérébrale liée à l'ECT. Mais qu'une des hypothèse actuelle sur les changements dans le cerveau des gens déprimés est qu'il y aurait des zones cérébrales ou la connectivité entre les neurones augmenterait de manière pathologique. La réalisation d'ECT dans ce contexte ne vient que rendre au cerveau son fonctionnement antérieur en faisant diminuer le nombre de connections entre les neurones dans ces zones au niveau présent avant la dépression.
Dans la discussion en fin d'article ils évoquent même l'idée qu'une connectivité trop importantes des neurones dans ces régions pourrait à terme devenir un marqueur à l'imagerie de diagnostic de dépression ( ce que tu souhaites je crois, que l'on puisse avoir une "preuve en image" du diagnostic).
 
A noter pour bien comprendre la nuance :  Ce n'est pas parce que tu supprime des connections que tu crées une lésion, ce ne sont pas les neurones qui sont détruits mais certains des liens entre eux. Et ça concrètement c'est déja le cas au naturel : sans aucun traitement d'aucune sorte tu as chaque jour dans ton cerveau des connections qui disparaissent et d'autres qui apparaissent en fonction du temps qui passe ou de tes expériences/accidents dans la vie. Ici le traitement vise à orienter cette réorganisation dans une zone spécifique.
 
Sur la prescription des traitements je vais pas dire le contraire , on voit du n'importe quoi , des traitements mis en trop grande quantité, des associations de traitements qui n'ont aucun intéret pour le patient, des traitements également instaurés trop vite, mais j'insiste c'est un problème que tu pourras rencontrer dans d'autres disciplines médicales des lors que le praticien ne fera pas bien son job; c'est au psychiatre de continuer à se tenir informé des dernières recherches et de ce qui correspond à la bonne pratique médicale.
 
Enfin sur la question de la psychiatrie qui serait responsable de la vision qu'à la société sur les malades... je suis clairement en désaccord , à ton avis quel était le sort d'une personne délirante pouvant dire qu'elle parlait à dieu/anges /esprits de la nature.... il y a quelques centaines d'années? De plus la psychiatrie n'existait pas encore qu'on parquait déja les personnes souffrant de troubles mentaux dans les asiles d'aliénés, le boulot de la psychiatrie depuis quelques dizaines d'années c'est justement de favoriser au mieux la réintégration des patients au sein de la société , de favoriser les prises en charge ambulatoire et de lutter contre l'altération du lien social qui fait également partie intégrante de l'expression de certaines maladies.
Concernant l'absence d'humanité des psychiatres : je vois pas comment on pourrait répondre de manière aussi générale, ça n'a pas de sens, certains sont humains dans leur pratique d'autres non, encore une fois comme dans n'importe quel métier en fait, les psychiatres à priori sont des humains comme les autres et peuvent donc avoir les même qualités comme les même travers  :o  
Pour ce que j'en connais ( j'exclut pas que ce soit différent ailleurs) les équipes de psychiatrie sont plutôt bien plus tolérantes que ne le sont les gens à l'extérieur de l’hôpital concernant les patients et leurs difficultés.
 
Je dit pas que la psychiatrie est parfaite loin de la, comme toute discipline médicale elle a vocation à s'améliorer par le biais de la recherche scientifique et elle le fait au cours du temps. probablement qu'on peut imaginer pour une part des troubles un rapprochement avec la neurologie mais ça l'avenir nous le dira.

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Marsh Posté le 26-07-2017 à 22:33:29    

Sur la responsabilité de la psychiatrie quant à la vision des malades, je ne dis pas qu'elle a toute le responsabilité ni même une grosse responsabilité : je pense qu'en effet au naturel on a une mauvaise vision de la folie. Là où il se pose un problème, et je ne l'avais pas évoqué, c'est quand on étend les troubles à un large public, car comme tu le dis à partir du moment où on est passé par la case psychiatrie même si l'on n'avait rien on risque la stigmatisation. Ceci étant ce que je disais ne portait pas sur la responsabilité actuelle de la psychiatrie mais de celle qu'elle serait amenée à jouer si l'on voulait régler ce problème.
 
En effet je prends l'exemple de l'Italie, il y a eu un grand débat public dans les années 70 qui a fait dire aux gens que les fous étaient des gens comme les autres que certains traitements étaient trop immoraux etc. et qui a abouti à les relâcher dans la nature avec un suivi et à une meilleure acceptation et compréhension des gens de la folie. Si on avait ce débat et qu'on arrivait aux mêmes conclusions sur la psychiatrie, il me semble que cela améliorerait la vision que l'on a des patients pour tout le monde.
 
Et oui j'ai bien compris le raisonnement utilisé pour la dépression (je suis matheux les raisonnements ça me connaît :o ). J'ai accepté de passer sur la faiblesse inhérente à ce qui n'est pas les maths (cad passer de "moins de connectivité => moins de dépression" à "hyperconnectivité => plus de dépression" ) parce que c'est peut-être plus argumenté et puis surtout la conclusion ne m'étonne pas puisque les personnes à haut Q.I ont souvent des difficultés qui se traduisent par de la dépression. Ceci étant je trouve cette conclusion cynique car non seulement elle néglige les facteurs psychologiques (cf l'exemple des personnes à HQI) mais en plus elle a l'air de justifier une conséquence hautement critiquable cad la perte de connectivité (qui n'est pas une lésion je te crois). Et non je ne souhaite pas qu'un facteur de risque devienne un marqueur de diagnostic, il me faut du solide. Le facteur de risque doit orienter les recherches et non être un élément en lui-même dans la prononciation du jugement. Compte tenu de la nature des médicaments je trouverais cela inacceptable.
 
Je veux également te croire sur le caractère des psychiatres mais compte tenu d'autres expériences que la tienne je vais simplement retourner dans la nuance. Et je veux également espérer que la psychiatrie s'améliorera, mais la piste que je préconise en ce sens est déjà d'imiter nos voisins chez qui cela fonctionne mieux. Si l'on n'est pas capable de tirer un bilan de ce qui se fait actuellement chez les autres et de se remettre en question par la suite, je vois difficilement comment nous nous améliorerons par nous-même.

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Marsh Posté le 31-07-2017 à 14:52:09    

Crominator a écrit :

  

Je n'ai jamais dis que l'ECT devait guérir en quelques séances et de manière durable sans qu'il puisse y avoir de rechute, c'est un moyen remarquablement efficace pour sortir de la crise et cela ne dispense pas d'un traitement plus long en effet. A savoir que certaines équipes proposent des sismothérapies à rythme régressif sur une période proche de deux ans par exemple.

 

Quand à ton affirmation sur la réduction des connections frontales j'en parle justement juste au dessus puisque cela fait référence à l'article posté par Target qui évoque qu'il y aurait une sur connectivité dans la dépression sévère que l'ECT vient justement corriger ( en réduisant le nombre de connections frontales). Lisez l'article à fond il n'a pas le sens de son titre.

 

oui, donc ça un effet de quelques semaines dans énormément (tous) de cas .. on est tout de suite loin de la superbe efficacité que tu annonces

 

non, aucune preuve de la sur connectivité dans la dépression sévère (je te cite : ''il y aurait une sur connectivité'', actuellement rien n'est établi) et l'ECT ne vient pas corriger ça
l'article de madinamerica met précisément ça en lumière


Message édité par poutrella le 31-07-2017 à 16:52:27
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Marsh Posté le 31-07-2017 à 22:15:29    


Spoiler :


 
moi j'ai été maniaco- dépressif et encore à ce jour et depuis 15 ans aux yeux de l'observation clinique je suis atteint de skisophrènie.
Et du coup cliniquement, je me dis : si vous pensez que je suis malade et si vous connaissez la maladie, c'est que vous êtes vous même malade.
Du coup tout s'inverse et côté  subtilité du processus c'est un peu abrupt.
 
Mais en fait moi tout va bien.
je suis calme et serains depuis 1997.
 
Mais avant déja j'avais eu affaire à des psy.
Mais ça viens de l'afpa, ou comme j'ai rein compris à la psychologue du travail, j'ai vouslu consulter gratois un psy à l'hosto, et la je suis tombé sur 4 infirmier baraquer comme des camionneur.
 
Puis je me tir vite fait, le doc appel chez moi ou m'attends le parternel et me conviens de retourner voir le pseudo-doc. ce que  je fais le lendemain ou surlendemain.
 
Consultation le gars m'interroge :
 
1er question, vous êtes vous déjà droguer.
 
un peu plus loin lae gars me sort vite fais quand même sans question ad'hoc, : il faut que vous oubliez vos fausses croyances.
 
 
Veridique le témoignage.
 
Ce truc est un tempon sytème economico-complotiste judéo-franc-maçon-pharmacopique.
C'est pas possible autrement, ou alors, je suis dans la matrice en train d'alluciner depuis 30ans sous LSD.
Et on verra qui détiens la réalité.

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Message édité par Profil supprimé le 31-07-2017 à 22:28:03
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Marsh Posté le 31-07-2017 à 22:15:29   

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Marsh Posté le 02-08-2017 à 13:36:45    

Pour ma part, je pense que la psychiatrie peut aider à soutenir une psychothérapie.

 

Mon psychiatre m'a aidé au début de ma dépression, à pouvoir sortir de ma spirale de déchéance avec de l'écoute et une médication.

 

Lorsque ma psychothérapie à finie par porter ses fruits, la médication est devenue un poids insupportable et j'ai du subir un mois de sevrage dégueulasse. (j'ai tout arrêté d'un coup quand j'ai compris que je ne contrôlais plus rien...)
C'est ma faute si ça c'est mal fini et je sais que ce passage en psychiatrie m'a aidé à me reconstruire, et me connaitre.

 

Quoi qu'il en soit, avant d'accepter un traitement, passez d'abord par la case psychologue.
Un psychiatre ne doit intervenir qu'ensuite, s'il y a besoin.
Ce n'est que mon avis bien sûr.

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Message édité par Profil supprimé le 02-08-2017 à 13:37:32
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Marsh Posté le 08-08-2017 à 21:51:34    

C'te piège :D

Citation :


 
Puis je me tir vite fait, le doc appel chez moi ou m'attends le parternel et me conviens de retourner voir le pseudo-doc. ce que  je fais le lendemain ou surlendemain.
 
Consultation le gars m'interroge :
 
1er question, vous êtes vous déjà droguer.
 
un peu plus loin lae gars me sort vite fais quand même sans question ad'hoc, : il faut que vous oubliez vos fausses croyances.
 
 
Veridique le témoignage.

Mouais après pour être franc des fois t'écris des trucs bizarres localghost

Citation :

Ce truc est un tempon sytème economico-complotiste judéo-franc-maçon-pharmacopique.
C'est pas possible autrement, ou alors, je suis dans la matrice en train d'alluciner depuis 30ans sous LSD.
Et on verra qui détiens la réalité.

Peut-être un peu les deux :o ou les trois :o  

Reply

Marsh Posté le 08-08-2017 à 21:52:33    

Tout à fait d'accord. Et encore à la limite les psychiatres c'est quand même pas l'hôpital psychiatrique.

Reply

Marsh Posté le 19-08-2017 à 19:43:51    

drap

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Marsh Posté le 19-08-2017 à 19:45:46    

22 votes, 5 internés en HP, HFR ce repaire de psychopaths  [:system211]


---------------
Site perso de Sido, un développeur-front gentil sur paris : www.sido.fr
Reply

Marsh Posté le 27-08-2017 à 15:48:46    

J'suis déçu y a plus de respectables que de non respectables, sûrement un complot de l'industrie pharmaceutique :o  
Bah allez-y postez votre avis je suis minoritaire donc je ne vais pas vous contredire [:alfredd:1]

Reply

Marsh Posté le 05-01-2018 à 00:44:37    

Yop :bounce:  
Tite découverte du jour : http://psychrights.org/Litigation/ [...] idavit.pdf

Citation :

16. Psychiatric hospitalization is associated with dramatically worse outcomes for patients with the risk of suicide increased 44 times for people admitted to a psychiatric hospital compared to no psychiatric treatment in the preceding year.2    
Source : (Hjorthfifj CR, et al. Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology, 2014;49:1357-65; Gotzsche PC. Deadly psychiatry and organised denial. Copenhagen: People's Press; 2015. )  
 25. 80% of people diagnosed with a first psychotic break and given psychological help to get through it without or with minimal neuroleptics (selective use) recover and can go on to lead productive lives.6  
Source : (6 Seikkula, J., "Five-year experience of first-episode nonaffective psychosis in open- dialogue approach," Psychotherapy Research 16 (2006): 214-218 )  
26. In comparison, only 5% of people who are maintained on neuroleptics recover and 40% of people who have been put on neuroleptics and then stop taking them.7  
Source : (7 M. Harrow and T. Jobe, "Factors involved in Outcome and Recovery in Schizophrenia Patients not on Antipsychotic Medications: A 15-year Multifollow-up Study. The Journal of Nervous and mental Disease, 195 (2007): 406-411. )
 27. The only trial that exists where remitted first episode patients were randomized to dose reduction or discontinuation, or to maintenance therapy with antipsychotics, showed that more patients had recovered in the dose reduction/discontinuation group than in the maintenance group after seven years (40% versus 18%).8  
Source : (8 Wunderink L, Nieboer RM, Wiersma D, et al. Recovery in remitted first-episode psychosis at 7 years of follow-up of an early dose reduction/discontinuation or maintenance treatment strategy: long-term follow-up of a 2-year randomized clinical trial. JAMA Psychiatry, 70 (2013):913-20 )  
33. There are feasible, less restrictive and less intrusive alternatives that provide a much greater probability of recovery without the great risk of harm.  
34. Dr. Loren Mosher, the head of the Center for Studies of Schizophrenia from 1968 until 1980 at the National Institute of Mental Health testified in 2003 that in his long career he had never committed anyone because he made it his business to form the kind of relationship that he and the patient can establish an ongoing treatment plan that is acceptable to the both of them.13  
35. Akershus University Hospital in Norway doesn't have a regime for rapid tranquillisation and has never needed one in the last 20 years.  
36. In Trieste, Italy, force is not used at all. The head of psychiatry in Trieste states that coercion has to be completely eliminated, since the employees would otherwise use coercion and not use other approaches that do not require coercion.  
37. Enabling force encourages force, or in other words: violence breeds violence; there are feasible non-coercive alternatives.  

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Marsh Posté le 05-01-2018 à 06:08:28    


 
 
La psychiatrie a évolué, mais pas encore assez, ça reste à la traine par rapport aux autres médecines.
 
Et les médias hélas sont souvent dans les fausses informations dans ce domaine, complétement décomplexés, d'un fait divers ils vont monter en épingle des généralités inquiétantes et à vomir !  Heureusement 80% des professionnels viennent casser ses tabous, ses hontes et ses stigmatisations. Avec de bons documentaires et de bonnes émissions, où on nous parle d'autre chose que d'une psychiatrie violente ou misérable. Les vrais professionnels nous montrent l'ergothérapie, dans les hôpitaux ou les cliniques, ou des échanges riches et créatifs de cette population.
 
Alors oui on peut toujours s'indigner du manque d'argent dans ce secteur pour développer plus d'humanité entre soignants et malades via des activités, mais tant que la psychiatrie restera taboue et désinformée, avec des contrevérités, les médias et une petite minorité de "pros" appuieront consciemment et volontairement sur un malade criminel que sur un malade ayant fait de brillantes études, avec un parcours tout à fait passionnant,  même si chaotique.
 
La psychiatrie c'est beaucoup de voyeurisme aussi, pour faire peur, et la victimisation est rarement dans le camp de ses malades mais plutôt des proches ou d'une société qui garde un regard malveillant sur ces patients

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Message édité par Profil supprimé le 05-01-2018 à 06:28:31
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Marsh Posté le 05-01-2018 à 06:39:55    

Pour ceux celles qui ne connaissent pas bien ce secteur, je vous conseille d'écouter des témoignages bouleversants, et vous verrez que derrière ces malades il y a beaucoup de souffrances et de traumatismes psychologiques, des violences dans l'enfance, des histoires familiales glauques (inceste, pédophilie, maltraitance dans l'enfance, violences conjugales etc ...)  
 
Je me souviens de ce bipolaire, qui parlait de son père sans aucun jugement, qui le frappait régulièrement avec une ceinture quand il était gosse.
 
La résilience oui mais  [:itzo97:1]  

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Marsh Posté le 05-01-2018 à 12:20:11    

hyenal1 a écrit :

Bon ben moi je connais un peu le milieu de la psychiatrie, puisque je suis infirmier en psy. Après un certain nombre d'années d'urgences psychiatriques en zone "sensible", je bosse aujourd'hui dans un CMP. Je vais essayer d'apporter quelques éclairages (à mon niveau bien sûr :o).
 
Espérons que cela ne brise pas notre amitié, monsieur cible deux :o
 


 

hyenal1 a écrit :


 
C'est à dire qu'il n'existe aucun marqueur biologique de la maladie psychiatrique, il est donc strictement impossible de se baser sur un bilan biologique ou sur une imagerie pour faire un diagnostic psychiatrique. Si la psychiatrie ne se base que sur l'observation clinique et les entretiens, c'est lié à la nature des pathologies elles-mêmes, pas à la psychiatrie.
 
Ensuite le diagnostic de schizophrénie ne se base pas que sur les voix, il y a une foule d'autres symptômes, et franchement l’œil averti ne s'y trompe pas.
 
Quant à l'expérience de Rosenhan, j'aimerais bien la voir réalisée aujourd'hui, parce que des simulateurs on en voit souvent, notamment les détenus, qui veulent échapper pour un temps à la détention, les retenus (CRA) qui espèrent échapper à l'expulsion, ou simplement des gens en grande détresse sociale qui cherchent à passer un peu de temps au chaud dans un endroit un peu plus vivable que les centres d'hébergement d'urgence. Ils n'arrivent jamais à nous berner, si on met une journée à s'apercevoir qu'il se fout de nous, c'est que le gars est très, TRES fort.
 
Après il y a quand même des gens qui se font hospitaliser pour rien, souvent ça arrive avec les gens qui prennent un peu trop de benzodiazépines et qui obtiennent des effets paradoxaux. Dans ces cas-là ça peut aller très vite, il suffit qu'une mesure de contrainte type SDRE soit faite en pré hospitalier (par la police par exemple) et le temps de dire "ouf" ils se retrouvent en hospitalisation temps plein. Je me rappelle d'un patient, petit cadre chauve de 50 ans, qui avait pris quelques tranxenes + de l'alcool et qui du coup avait pris les mecs de la BAC à coup de nunchaku  :D  pour lui c'est allé assez vite. Ces gens-là dès qu'ils cuvent les substances, les symptômes disparaissent et ils sortent très rapidement. Tous. Je n'ai jamais vu un patient dans ce cas-là qui reste plus de quelques jours hospitalisé. C'est pour ça que j'aimerais bien voir ce que donne cette expérience aujourd'hui.
 


 
 
Moi aussi je vais apporter mon éclairage pour déconstruire des fausses idées, au cas ou un schizo ou un bipolaire simulerait
 
Je te conseille d’aller voir le documentaire de Depardon (ou pas) :  Un malade est devant un juge, le gars a tué son père, il est en plein délire et entend des voix, il supplie tout le monde de le mettre en prison, il ne veut pas rester à l’hôpital, il veut même aller voir son père … parce que oui il l’aime son père  
 
Voilà je déconstruis ton message, ça ne veut pas dire qu’il faille excuser tous les comportements des malades souffrants de maladies mentales, tout comme il ne faut pas tomber dans le piège de dire que les terroristes seraient tous des malades mentaux


Message édité par Profil supprimé le 05-01-2018 à 13:29:09
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Marsh Posté le 05-01-2018 à 12:53:19    

Je sais pas trop pour les médias, perso j'en entends jamais parler de la psychiatrie.
 
Pareil je suis pas d'accord pour le manque d'argent, on peut faire mieux et moins cher en imitant les pays qui donnent moins de médicaments voire ferment des HP pour se concentrer sur du suivi psychologique et de la réinsertion sociale.
Je pense au contraire que continuer dans cette voie est non seulement moins efficace mais demandera toujours plus d'argent parce que c'est la voie de l'industrie qui a besoin d'avoir toujours plus de malades.

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Marsh Posté le 05-01-2018 à 22:17:14    

Il ne faut pas fermer les HP il faut les rendre encore plus humains et confortables  
 
Bien sur qu’ il y a des choses à explorer autre que les médicaments, et le service public doit s’ouvrir, car il y a beaucoup de patients qui ne peuvent pas aller dans le privé qui offre des espaces plus variés  
 
On ne sait pas s’il y a un lien entre maladies mentales, créativité, activités artistiques écritures, mais on sait qu’ils sont actifs dans ces domaines. Après est-ce qu’ils développent ces moyens comme thérapies et y trouvent un sens ou un exutoire, c’est possible  

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Marsh Posté le 06-01-2018 à 12:07:44    

En voulant faire un EDIT j'ai effacé mon message par erreur, pas grave je vais reformuler autrement  
 
Je parlais de Europe 1, avec 2/3 psychologues qui se relaient dans l'émission Libre antenne, je voulais dire qu'elles franchissent la ligne jaune à chaque fois que le thème Bipolaire ou schizophrène intervient.  
 
1) Chaque fois c'est la même chose, la même rengaine, le la malade est le.la méchante et l'intervenant.e est le.la victime la gentille
2) Les psychologues doivent rester dans les clous, et ne pas faire de diagnostics ni de jugement
3) Il faudrait que ces malades interviennent pour qu'on cesse de parler à leur place, car d'un point de vue éthique les psychologues de cette émission ne sont pas dans une démarche professionnelle vertueuse, et pour rappeler qu'en éthique il est question de valeurs


Message édité par Profil supprimé le 06-01-2018 à 12:10:21
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Marsh Posté le 06-01-2018 à 18:26:38    

J'en pense çà => https://www.youtube.com/watch?v=KKoFv-NSLg4
 

Spoiler :

Est ce que je suis malade à vérifier sans arrêt en sortant que ma porte est fermée depuis une tentation d'effraction ?


Message édité par Mario XX le 06-01-2018 à 18:36:42

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CRC GOOGLE CLIO16V LA POSTE
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Marsh Posté le 07-01-2018 à 00:54:41    


 
c'est assez évident quand tu t'intéresses un peu au sujet et que tu ouvres ton champs de vision que la psychiatrie biologique impose
depuis peu tu as les conso de médicaments chez les enfants et les personnes âgées qui explosent
pareil pour les demandes d'alloc longues durée pour cause de maladies mentales  
 
j'ai link un article qui parlait d'un café en italie qui était en partie géré par des ''malades''
beaucoup y travaillent, y vivent, rencontrent du monde, on se mélange, pas d'étiquette malade psy et les résultats sont très bons ... on remarque en // que la conso de médicaments diminue
 
 
 

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Marsh Posté le 10-01-2018 à 19:50:55    

C'est un bon sujet la psychiatrie. De plus dans nos jobs d’aujourd’hui entre compétences, diplômes et savoir faire il y a le facteur PSY qui rentre en compte maintenant. A savoir vos rapports avec les autres, vos réactions aux situations professionnelles et votre aptitude au commandement et à être commandé !
 Il ne se passe aucune journée ou je n'analyse pas parfaitement mon entourage et le lieu ou je me trouve. C'est une question de sécurité et de savoir vivre ! Je taff en milieu industriel Chimique ATEX pour info.
 J'ai établit une maxime d'approche sur ce sujet et le travail sur une semaine:
 " Le Lundi, tu Traces..."
" Le mardi, tu Taffs..."
" Le mercredi: Journée Sécurité. Tu vérifies tes E.P.I., ton matériels, les machines que tu utilises, le bien-être de tes collègues et le cul de la voisine..."
"Le Jeudi: C'est pas la peine. Tu as chauffé depuis 3 jours, tu es super-chaud, super en Forme! La Force est présente ce jour-là. Autorisation de s'en servir et rien ne te résiste!"
"Vendredi, fin de semaine tu rentres chez toi avec un dicton:" Un bon Pilote arrive toujours à (...) destination "
Bref, rentrer en bon état et bonne conscience le Vendredi, c'est une bonne idée...pour le week end !

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Marsh Posté le 11-01-2018 à 14:50:40    

Peut-on vraiment changer ?
 
 
"L’estime de soi est la résultante de nombreuses influences, certaines très anciennes et d’autres plus quotidiennes. Bonne nouvelle, il est tout à fait possible de renforcer et de développer une attention bienveillante envers soi-même, et ainsi de se sentir apaisé et de se tourner vers les autres de manière plus sereine, sans besoin de reconnaissance ni esprit de revanche. Bien évidemment les changements ne se feront pas en quelques jours ou quelques semaines, ils ont besoin de temps et surtout d’un fil directeur très clair et durable. Si vous gardez cette conscience  et cette détermination sur le long terme, il est tout à fait possible de développer et de conserver une estime de soi plus solide, c'est-à-dire élevées, stable et autonome.
 
Deux leviers sont essentiels dans cette démarche : l’acceptation de soi et le fait d’oser de nouveaux comportements"

 
Pr Antoine PELISSOLO


Message édité par Profil supprimé le 16-01-2018 à 21:41:00
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Marsh Posté le 09-02-2018 à 22:42:46    

Très intéressant, soirée spéciale Bipolaire "Enquête de santé" France 5
 
 
https://www.france.tv/france-5/enqu [...] aires.html
 
 

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Marsh Posté le 10-02-2018 à 15:03:45    

Bonjour,
 
https://forum.hardware.fr/hfr/Discu [...] 6445_1.htm
 
D'après vous est ce que c'est possible d'être gendarme > tueur irresponsable > aide infirmier..
 
Comment on peut décider d'une personne à partir d'une plaquette de 10 images (test de Rorschach) ?
 


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CRC GOOGLE CLIO16V LA POSTE
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Marsh Posté le 20-02-2018 à 16:44:48    

Je ne comprends pas  :pfff:   le test de Rorschach ne te dit pas si tu peux être un tueur ou un bisounours, il te donne ton profil psychologique  :) , je trouve ce test passionnant, visuel, avec bien sur une analyse logique aussi. Je l'ai fait sans m'attarder plus de 3/4 secondes par image, même si certaines images sont un peu troublantes et déstabilisantes  

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Marsh Posté le 21-02-2018 à 18:55:40    


Faut croire que vers le début des années 1980, il avait que ça pour déterminer la responsabilité pénale des criminels.
 [:mario xx:10]


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CRC GOOGLE CLIO16V LA POSTE
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Marsh Posté le 04-05-2018 à 09:15:29    

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Marsh Posté le 04-05-2018 à 12:32:49    

[:yuri orlov]

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Marsh Posté le 06-05-2018 à 16:33:25    

Citation :

Aujourd’hui notre connaissance des troubles bipolaires, qui touchent en France plus d’un million ½ de personnes, s’est approfondie. Les dysfonctionnements des régions cérébrales impliquées dans la production des émotions font le lit de l’hyperactivité émotionnelle, à l’origine de la maladie.  
Les traumatismes affectifs, les prises de toxiques et les changements de rythmes de vie peuvent révéler cette fragilité. (…)  
 
Les personnes qui soufrent d’un trouble bipolaire présenteraient une plus grande capacité associative sur le plan cognitif, ce qui les prédisposerait à une plus grande créativité (…)
 
 
M.Masson Psychiatre  
 


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Marsh Posté le 04-08-2018 à 23:38:45    

Tous les reportages déclarés sur la psychiatrie n'ont que peu d'intérêt.  Les gens qui travaillent là-dedans se rendent bien compte que ce qu'ils font sent mauvais.  Seuls les infiltrés je respecte https://m.youtube.com/watch?v=uvBBkbTzzJg

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Marsh Posté le 05-08-2018 à 00:46:57    

Tant que j'y suis : le témoignage classique https://m.youtube.com/watch?v=L1jbdPkK1DI

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Marsh Posté le 06-08-2018 à 00:20:29    

C'est un peu mort ici je mets une vidéo plus marrante alors :o (4min)
Interviews de psychiatres à un colloque, 2 questions posées :
Y a-t-il des tests pour attester d'une maladie ?
Combien de patients avez vous guéris ?
Édit : la vidéo https://m.youtube.com/watch?v=b30iwhEw9ho


Message édité par Profil supprimé le 06-08-2018 à 00:21:24
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Marsh Posté le 06-09-2018 à 21:59:55    

https://www.forumpsy.net/
 
Pas mal ce site, j'ai lu un témoignage d'une femme qui a eu à subir de la contention dans un petit hôpital de « pointe » près de chez moi.
J'ai failli chialer :o
 

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Marsh Posté le 14-10-2018 à 23:41:44    

https://twitter.com/sandrine_cabut/ [...] 9352937473
 
« 97% des patients ne sont pas surveillés correctement pour les effets indésirables (fréquents) des antipsychotiques »
 
 [:thibw:1]

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Marsh Posté le 26-10-2018 à 22:34:21    

Yo poutrella :hello:  
 
Moi je viens avec ça :

Citation :

L'Open Dialogue est une thérapie familiale d'intervention précoce dont le but est de prévenir la transformation d'un épisode psychotique aiguë en psychose chronique, notamment la schizophrénie. En Laponie Occidentale, berceau de l'Open Dialogue, le taux d'incidence (nouveaux cas) de la schizophrénie est passé de 35/100000 dans les années 1980 à 7/100000 dans les années 2000170 (−80 %). De façon générale, le taux de rétablissement complet des personnes vivant une première expérience psychotique est de 82 % en 5 ans (plus aucun symptôme psychotique)171.
 
Différentes études ont cherché à savoir si des interventions précoces auprès de personnes en phase prodromale ou auprès de personnes ayant subi une première crise psychotique pouvaient avoir un effet bénéfique en termes d'évolution de la maladie (prévention secondaire et en prévention tertiaire)172.

En d'autres termes... psychologie >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> psychiatrie (avec "ne rien faire" quelque part entre deux chevrons évidemment).
 
Sinon puisque tu parles des patients j'ai cette anecdote aux USA :

Citation :

Kamilah Brock: Woman held in mental health facility because police didn't believe BMW was hers
 
She was also made to take lithium and other powerful sedatives
 
A woman is suing New York City after she claims she was forced to spend eight days in a mental health facility and given a $13,000 (£8,500) bill

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Marsh Posté le 28-10-2018 à 23:00:19    

Oui je connais, j'avais découvert ça grâce aux documentaires géniaux de Daniel Mackler.
Je voudrais bien acheter un bouquin à ce sujet, je vais en lire tôt ou tard.
 
https://www.youtube.com/watch?v=HDVhZHJagfQ&t=226s
 
Quand tu compares avec ce que font les psychiatres en France ou un peu partout ailleurs tu as envie de chialer :lol:
 
Il y a quelques semaines j'ai vu une toute jeune psychiatre dire sur twitter que : « l'ECT est un des traitements les plus efficaces en psychiatrie »
 
Avec 2-3 collègues ils disaient que c'est très efficace contre les dépressions résistantes.
Voilà où on en est en psychiatrie la plupart du temps ...  
 
Ça fait des années que je dis sur le topic dépression et suicide qu'il faut privilégier essentiellement les psychothérapies

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Marsh Posté le    

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