Populisme et ère post-factuelle dans le monde et sur internet

Populisme et ère post-factuelle dans le monde et sur internet - Politique - Discussions

Marsh Posté le 11-11-2016 à 21:36:22    

Définition de l'ère post-factuelle

Citation :

Les expressions ère post-factuelle1,2 (post-factual politics) et ère post-vérité (post-truth politics)3 désignent une culture politique où le débat est principalement centré sur l'appel à l'émotion et le martèlement d'éléments de langage tout en ignorant (ou faisant mine d'ignorer) les détails des politiques publiques et l'épreuve des faits. Cette culture se distingue notamment de la contestation ou de la falsification habituelles de la vérité puisqu'elle n'est pas centrée sur cette dernière, qui est considérée comme « secondaire »4.


 
Définition du populisme

Citation :

Daniele Albertazzi et Duncan McDonnell définissent le populisme comme une idéologie qui « oppose un peuple vertueux et homogène à un ensemble d'élites et autres groupes d'intérêts particuliers de la société, accusés de priver (ou tenter de priver) le peuple souverain de ses droits, de ses biens, de son identité, et de sa liberté d'expression ».
 
Le populisme désigne l'instrumentalisation de l'opinion du peuple par des partis et des hommes politiques qui s'en prétendent le porte-parole alors qu'ils appartiennent le plus souvent aux classes sociales supérieures. En démocratie, le peuple étant souverain son vote ou son opinion ne peut à proprement parler être qualifiée de populiste. C'est la manipulation du peuple dont se rend coupable l'homme politique qui relève du populisme.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Popul [...] t_analyses
 
Populisme de gauche
Exemples : Die Linke, Evo Morales, Rafael Correa, Mélenchon, Parti Socialiste (Pays-bas), Chavez, Péronisme.
 
Description

Citation :

Le populisme de gauche est une idéologie politique qui combine les valeurs de gauche et les thèmes et la rhétorique du populisme. Cette rhétorique est souvent constituée de sentiments anti-élitistes, antisystèmes et parlant au noms des « petites gens ». Habituellement, les thèmes importants pour les populistes de gauche comprennent l'anticapitalisme, la justice sociale, le pacifisme et l'antimondialisme, alors que l'idéologie de la classe sociale et la théorie socialiste ne sont pas important pour les partis de gauche traditionnels. La critique du capitalisme et de la mondialisation est liée à l'antiaméricanisme, qui est devenu plus important dans les mouvements populistes de gauche à la suite des interventions de l'armée américaine.
 
Les populistes de gauche n'excluent pas d'autres horizons et s'appuient sur des idées d'égalitarisme. Certains chercheurs soulignent le nationalisme de gauche dans ces mouvements populistes, comme en Turquie avec le Kémalisme

https://fr.wikipedia.org/wiki/Populisme_de_gauche
 
Populisme de droite
Exemples : FPO (Autriche), Vlaamse Belang (Belgique), ELAM (Chypre), Parti populaire danois, Le Pen, Grecs indépendants & Aube Dorée, Ligue du nord, Geert Wilders, Parti du progrès (Norvège), UDC (Suisse), UKIP, Tea Party & Trump.
 
Description

Citation :

Le populisme de droite est une idéologie qui rejete le consensus politique existant et combine souvent le libéralisme laissez-faire et l'anti-élitisme. Il est considéré comme populiste à cause de son appel à "l'homme ordinaire" en opposition à l'élite. En Europe le populisme de droite est aussi une expression pour décrire des groupes et des partis politiques généralement connues pour leur opposition à l'immigration, souvent du monde musulman, et de l'union européenne. Les idées traditionnelles de droite telle que l'opposition à un soutien de l'état providence et un projet "de dépenses domestiques plus restreintes mais aussi plus extravagantes" fait aussi parti du populisme de droite en étant appelé "welfare chauvinism".

https://en.wikipedia.org/wiki/Right-wing_populism (article inexistant en fr)
 
Gauche/Droite ? : Duterte.
 
Eléments de language et rhétorique du parfait populiste
Contre la bien-pensance.
Contre la pensée unique.
Tous pourris.
Majorité silencieuse.
Accusation systématique des médias.
Conspirations.
Relativisme. Tout se vaut, les dictateurs sanguinaires et les démocraties imparfaites.
La recherche d'un idéal abstrait et le rejet absolu de tous les systèmes imparfaits existants.
Anti-intellectualisme.
Appel aux émotions.
Anti-élites/anti-"experts".
Clivage.
Anti-système et volonté de provoquer l'explosion de la société.
Accaparement du "peuple", supposé unit derrière un leader et supportif des décisions.
Chasse aux sorcières : traîtres, anti-france, ..
Language populaire/vulgaire/guerrier.
 
Questions
Comment le définir ? Quels sont les caractéristiques du populisme ?
Comment expliquer son essor ?
Quelles sont les conséquences ?
Comment l'éviter ?

Message cité 1 fois
Message édité par zeleyou le 18-11-2016 à 15:51:19
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Marsh Posté le 11-11-2016 à 21:36:22   

Reply

Marsh Posté le 11-11-2016 à 21:41:19    

Le Vlaamse Blok n'existe plus depuis belle lurette, c'est le Vlaamse Belang maintenant


Message édité par ouloulou le 11-11-2016 à 21:41:34

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C'est mon rêve, et si t'es pas content.. t'as qu'à te réveiller
Reply

Marsh Posté le 11-11-2016 à 21:47:04    

merci, corrigé :o

Reply

Marsh Posté le 11-11-2016 à 21:47:49    

Ensuite, tu pourrais preciser pour Evo Morales ?
Le mec provient clairement des classes defavorisees et dans son combat politique (au moins au debut j'ai pas trop suivi son actualite recemment) il se propose comme porte-parole de l'opinion du peuple. Je vois pas comment il l'instrumentalise, et il faisait bien partie des couches sociales les moins aisees a l'origine (nb: j'ai note le 'souvent' dans la definition proposee)


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C'est mon rêve, et si t'es pas content.. t'as qu'à te réveiller
Reply

Marsh Posté le 11-11-2016 à 21:52:15    

Enfin, la derniere question "comment l'eviter" est marrante.
Le succes du ''populisme'' provient du fait que les partis traditionnels sont incapables de repondre aux problemes du ''peuple'' (ou en tout cas le ''peuple'' le percoit comme tel). D'ou le choix d'un vote différent, d'une alternative aux recettes classiques qui ont plus ou moins echoue jusque la.
Pour l’éviter il faudrait que les partis traditionnels fassent mieux leur boulot.
 
La véritable question est: est-ce qu'il est souhaitable d'eviter a tout prix les partis populistes pour maintenir la classe politique traditionelle au pouvoir ?
L’avènement de partis populistes peut avoir des effets benefiques directs ou indirects: de facon directe une meilleure politique que celle menee par les partis classiques precedemment au pouvoir, ou indirectement un coup de pied dans la fourmilière qui force ces partis traditionnels a repenser leur ligne pour mieux repondre aux veritables enjeux locaux (a noter que pour cet effet indirect peut etre accompagne de désagréments lies a une politique irresponsable des populistes en question au pouvoir)
 
Pour finir, je pense qu'il est envisageable d'imaginer un membre de classes sociales superieures qui se propose de bonne foi comme porte-parole des plus defavorises. On peut esperer que dans le cas ideal (j'ai pas d'exemple concret, et je sais pas s'il y en a j'ai pas vraiment cherche) l'initative est menee a bien. Il n'y a pas besoin de faire partie des plus demunis pour defendre leur cause, meme si en avoir fait partie donne de la credibilite supplementaire/une experience autour de laquelle on peut articuler une ligne politique.  
Tu remarqueras en outre que l'ecrasante majorite des hommes et femmes politiques en activite faisant partie des partis politiques traditionnels (e.g. en France PS et LR) n'ont jamais appartenu aux classes populaires, et pourraient donc selon la dexuieme definition proposee faire du populisme.

Message cité 1 fois
Message édité par ouloulou le 11-11-2016 à 22:05:34

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C'est mon rêve, et si t'es pas content.. t'as qu'à te réveiller
Reply

Marsh Posté le 11-11-2016 à 22:01:31    

ouloulou a écrit :

Ensuite, tu pourrais preciser pour Evo Morales ?
Le mec provient clairement des classes defavorisees et dans son combat politique (au moins au debut j'ai pas trop suivi son actualite recemment) il se propose comme porte-parole de l'opinion du peuple. Je vois pas comment il l'instrumentalise, et il faisait bien partie des couches sociales les moins aisees a l'origine (nb: j'ai note le 'souvent' dans la definition proposee)

Je connais pas bien Morales en particulier. Je l'ai mis dans la liste parce qu'il fait parti de l'article wikipedia, mais évidemment ca peut se discuter. Par contre venir des couches sociales les moins aisées ça disculpe pas d'être un populiste.

Reply

Marsh Posté le 11-11-2016 à 22:06:36    

ouloulou a écrit :

Enfin, la derniere question "comment l'eviter" est marrante.

Faut bien lancer la discussion :o. Et tout le monde n'a pas le même avis là dessus.

 
ouloulou a écrit :

Le succes du ''populisme'' provient du fait que les partis traditionnels sont incapables de repondre aux problemes du ''peuple'' (ou en tout cas le ''peuple'' le percoit comme tel). D'ou le choix d'un vote différent, d'une alternative aux recettes classiques qui ont plus ou moins echoue jusque la.
Pour l’éviter il faudrait que les partis traditionnels fassent mieux leur boulot.

Et selon quel référentiel juges tu le "mauvais" travail des "partis traditionnels" ? Mal fait par rapport à quoi ? Est-ce que historiquement les populistes ont fait mieux ? C'est l'un des traits du populisme ca d'ailleurs. Promettre un idéal abstrait.

 
ouloulou a écrit :

La véritable question est: est-ce qu'il est souhaitable d'eviter a tout prix les partis populistes pour maintenir la classe politique traditionelle au pouvoir ?
L’avènement de partis populistes peut avoir des effets benefiques directs ou indirects: de facon directe une meilleure politique que celle menee par les partis classiques precedemment au pouvoir

Argument purement subjectif.

 
ouloulou a écrit :

ou indirectement un coup de pied dans la fourmilière qui force ces partis traditionnels a repenser leur ligne pour mieux repondre aux veritables enjeux locaux (a noter que pour cet effet indirect peut etre accompagne de désagréments lies a une politique irresponsable des populistes en question au pouvoir)

Ok pour l'intérêt de la menace comme moteur politique, mais c'est jamais heureux qu'une menace se concrétise :o


Message édité par zeleyou le 11-11-2016 à 22:08:20
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Marsh Posté le 11-11-2016 à 23:36:53    

Ma définition de populisme ou plutôt de populiste :
 
Personne, le plus souvent issue d'une classe sociale ou intellectuelle supérieure qui prétend s'adresser aux classes les moins élevées en en faisant une piètre caricature outrancière.  
 
Le pire, c'est que ça marche parfois.

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Marsh Posté le 11-11-2016 à 23:59:39    

Citation :

Mes amis les plus sincères, les plus dévoués ne sont pas dans les palais, ils sont sous le chaume ; ils ne sont pas sous les lambris dorés, ils sont dans les ateliers et dans les campagnes

Louis Napoléon Bonaparte,1850.
C'est pas comme si c'était nouveau.
A l'époque le parlement de la Deuxième République avait bien trouvé une solution contre ce populiste : restreindre le suffrage universel.  [:hahaaulas]


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http://lesbaydaydemc.blogspot.fr/
Reply

Marsh Posté le 12-11-2016 à 00:10:10    

maurice chevallier a écrit :

Citation :

Mes amis les plus sincères, les plus dévoués ne sont pas dans les palais, ils sont sous le chaume ; ils ne sont pas sous les lambris dorés, ils sont dans les ateliers et dans les campagnes

Louis Napoléon Bonaparte,1850.
C'est pas comme si c'était nouveau.
A l'époque le parlement de la Deuxième République avait bien trouvé une solution contre ce populiste : restreindre le suffrage universel.  [:hahaaulas]


 
t'es sur que le président de l'époque n'y était pour rien dans cette restriction ? :D Surtout qu'il a saisie la première occasion pour se faire nommer empereur, réglant ainsi le problème du suffrage  :lol:  

Reply

Marsh Posté le 12-11-2016 à 00:10:10   

Reply

Marsh Posté le 12-11-2016 à 00:13:37    

zyx a écrit :


 
t'es sur que le président de l'époque n'y était pour rien dans cette restriction ? :D Surtout qu'il a saisie la première occasion pour se faire nommer empereur, réglant ainsi le problème du suffrage  :lol:  


Non au contraire, l'élection de 1848 est la première au suffrage universel (masculin, commême) et il est élu au premier tour avec plus de 74% des voix  :D
Il a fait son coup d'état parce que le parlement voulait le dégager.


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http://lesbaydaydemc.blogspot.fr/
Reply

Marsh Posté le 12-11-2016 à 00:18:45    

maurice chevallier a écrit :


Non au contraire, l'élection de 1848 est la première au suffrage universel (masculin, commême) et il est élu au premier tour avec plus de 74% des voix  :D
Il a fait son coup d'état parce que le parlement voulait le dégager.


 
en 1848, suffrage universel masculin. Le parlement, dominé par les conservateur tente de limiter et refuse d'ajouter la possibilité qu'un président fasse un second mandat.
 
1851, Louis Napoléon fait son coup d'état et rétablis effectivement le suffrage universel masculin ... pour l'élection d'une assemblée avec peu de pouvoir et un choix de candidature restreinte :D. Plus cynique, c'est dur.  

Reply

Marsh Posté le 12-11-2016 à 00:42:17    

zeleyou a écrit :

Questions
Comment le définir ? Quels sont les caractéristiques du populisme ?
Comment expliquer son essor ?
Quelles sont les conséquences ?
Comment l'éviter ?


En arrêtant de prendre les autres pour des cons  [:spamafoote]


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Le bonheur est un état d'esprit.. Can't argue with idiot..
Reply

Marsh Posté le 12-11-2016 à 01:14:57    

zyx a écrit :


 
en 1848, suffrage universel masculin. Le parlement, dominé par les conservateur tente de limiter et refuse d'ajouter la possibilité qu'un président fasse un second mandat.
 
1851, Louis Napoléon fait son coup d'état et rétablis effectivement le suffrage universel masculin ... pour l'élection d'une assemblée avec peu de pouvoir et un choix de candidature restreinte :D. Plus cynique, c'est dur.  


C'est un cas d'école : brosser les couches populaires dans le sens du poil, s'appuyer sur elles contre les élites pour grimper les échelons du pouvoir, et puis bien baiser tout le monde derrière pour le seul bénéfice de sa propre gueule  :o  
Voilà tiens, c'est ça ma définition du populisme.  Ils sont nombreux les padawans de Napoléon III.  :o


Message édité par maurice chevallier le 12-11-2016 à 01:15:15

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http://lesbaydaydemc.blogspot.fr/
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Marsh Posté le 12-11-2016 à 01:33:55    

Dam468 a écrit :


En arrêtant de prendre les autres pour des cons  [:spamafoote]


 
il y a aussi un problème de "compléxité".  
 
suivre aveuglément un chef qui indique le chemin, c'est en fait très confortable, très rassurant : pas besoin de faire un choix et d'en porter la responsabilité, c'est le système qui le fait à la place.
 
d'ailleurs, il y a un prof qui a tenté une expérience dans les années 60 avec ses élèves : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_troisi%C3%A8me_vague
 
D'ailleurs, il y a pas mal de gens qui rêve de chef charismatiques qui les mènent vers une direction claire, celà va à l'encontre d'une société de liberté ou chacun choisie sa voie. Sauf qu'avoir la liberté revient à devoir prendre ses responsabilités, c'est là que se produis le soucis: assumer les responsabilité des choix qu'on fait, c'est pas toujours simple (et c'est simple pour personne, je ne parle pas de telle ou telle catégorie de personne :o ).  
 
Le problème, c'est que cette complexité n'est pas enseignée ou très mal. La pensée d'avant les années 60 où les voix sont quasi toutes tracées et sans accroc dans une société restant immuable, reste dominante dans une grande partie de la population alors que celà fait longtemps qu'on a changé d'époque.  
 
Ce décalage est probablement à l'origine du populisme avec des gens qui, au fond, veulent revenir au temps d'avant, d'un passé souvent idéalisé (qui se souvient que dans les années 50, les élève n'avaient pas vraiment le choix des études qu'ils feront, que la part de budget pour se nourrir était plus importante et celle de loisirs plus faible ? ).

Reply

Marsh Posté le 12-11-2016 à 12:13:40    

A partir du moment où nous sommes des êtres sociaux, on a besoin de leader et de modèles. Pourquoi crois-tu que les gamins ont des posters de footballeurs dans leurs chambres ? Que les ados admirent le courage de Potter ? Que des soldats se tuent sur les fronts de bataille ?

Reply

Marsh Posté le 12-11-2016 à 12:48:13    

jamere a écrit :

A partir du moment où nous sommes des êtres sociaux, on a besoin de leader et de modèles. Pourquoi crois-tu que les gamins ont des posters de footballeurs dans leurs chambres ? Que les ados admirent le courage de Potter ? Que des soldats se tuent sur les fronts de bataille ?


Parce que Cristiano Ronaldo est un leader populiste, tout simplement.  :sol:  
Il manipule les foules et leur fait croire qu'il est superieur a Messi  [:cond:3]  [:cond:3]


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C'est mon rêve, et si t'es pas content.. t'as qu'à te réveiller
Reply

Marsh Posté le 12-11-2016 à 17:11:07    

Dam468 a écrit :

En arrêtant de prendre les autres pour des cons  [:spamafoote]

C'est un peu léger pour expliquer l'émergence de populistes dont la caractéristique principale est justement de prendre les gens pour des cons  [:oh shi-]


Message édité par zeleyou le 12-11-2016 à 17:13:11
Reply

Marsh Posté le 12-11-2016 à 17:45:02    

jamere a écrit :

A partir du moment où nous sommes des êtres sociaux, on a besoin de leader et de modèles. Pourquoi crois-tu que les gamins ont des posters de footballeurs dans leurs chambres ? Que les ados admirent le courage de Potter ? Que des soldats se tuent sur les fronts de bataille ?


 
Le foot, cet opium du peuple ... :D  


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L'arrière-train sifflera trois fois.
Reply

Marsh Posté le 12-11-2016 à 17:53:02    

Tietie006 a écrit :


 
Le foot, cet opium du peuple ... :D  


 
Il y a moins de risque de dérapage qu'avec la religion, c'est toujours ça de pris  [:faman:1]

Reply

Marsh Posté le 12-11-2016 à 18:10:06    

zyx a écrit :


 
il y a aussi un problème de "compléxité".  
 
suivre aveuglément un chef qui indique le chemin, c'est en fait très confortable, très rassurant : pas besoin de faire un choix et d'en porter la responsabilité, c'est le système qui le fait à la place.
 
d'ailleurs, il y a un prof qui a tenté une expérience dans les années 60 avec ses élèves : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_troisi%C3%A8me_vague
 
D'ailleurs, il y a pas mal de gens qui rêve de chef charismatiques qui les mènent vers une direction claire, celà va à l'encontre d'une société de liberté ou chacun choisie sa voie. Sauf qu'avoir la liberté revient à devoir prendre ses responsabilités, c'est là que se produis le soucis: assumer les responsabilité des choix qu'on fait, c'est pas toujours simple (et c'est simple pour personne, je ne parle pas de telle ou telle catégorie de personne :o ).  
 
Le problème, c'est que cette complexité n'est pas enseignée ou très mal. La pensée d'avant les années 60 où les voix sont quasi toutes tracées et sans accroc dans une société restant immuable, reste dominante dans une grande partie de la population alors que celà fait longtemps qu'on a changé d'époque.  
 
Ce décalage est probablement à l'origine du populisme avec des gens qui, au fond, veulent revenir au temps d'avant, d'un passé souvent idéalisé (qui se souvient que dans les années 50, les élève n'avaient pas vraiment le choix des études qu'ils feront, que la part de budget pour se nourrir était plus importante et celle de loisirs plus faible ? ).


 
C'est clair.  
Je n'aime pas ceux qui veulent nous vendre le "Avant". Certaines choses étaient mieux, tu parles de l'éducation, mais perso, j'ai été choqué d'apprendre que mon neveu, pourtant en CE1 commence à apprendre les soustractions et qu'il n'apprendra les divisions que l'année prochaine au CE2 !!!  
Les jeunes sont de plus en plus cons ou est-ce que pour ne pas froisser les futurs SEGPA on limite le savoir que peuvent absorber les bons élèves (c'est plus ou moins rhétorique) ?

Reply

Marsh Posté le 12-11-2016 à 20:59:43    

epsiloneridani a écrit :


 
Il y a moins de risque de dérapage qu'avec la religion, c'est toujours ça de pris  [:faman:1]


 
 
On l'a bien vu à l'Euro.

Reply

Marsh Posté le 13-11-2016 à 00:03:05    

jamere a écrit :


 
 
On l'a bien vu à l'Euro.


 
Combien de mort à l'euro?

Reply

Marsh Posté le 14-11-2016 à 13:14:24    

Une synthèse d'un article de Pap Ndiaye, paru dans L'histoire de novembre 2016, sur le populisme américain :
 
http://bachistoiregeo.blog4ever.co [...] -americain


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L'arrière-train sifflera trois fois.
Reply

Marsh Posté le 14-11-2016 à 16:31:26    

Sujet intéressant. Je note que tu as mis dans ton titre "dans le monde et HFR" mais que la partie sur ce forum n'a pas été abordée. Je viens en partie pour ça.
 
Je n'ai pas spécialement une forte fréquentation de la sous-section Politique, mais je ne la vois pas tellement différente de ce que j'ai pu constater ailleurs. Encore que j'ai pu constater ici que s'il y'en avait, certes, il y avait tout de même peu de supporteurs de Trump. Le topic Dissidence, en revanche, pourrait très bien se produire à guichets fermés.
 
En revanche, sur le reste de l'Internet, notamment l'internet Anglophone, j'en viens à croire qu'il devient presque impossible de participer à un quelconque forum sans tomber sur un extrême ou l'autre. Je postais sur un forum de jeux vidéos à la modération très libre jusqu'il y a encore quelques jours, et je n'ai pas vu une seule personne déplorait la défaite de Trump. Tous la célébraient comme un seul homme, alors que sur un simple forum de jeu vidéo, on pourrait s'attendre à une pluralité d'opinions politiques. Aucune, sur cet espace qui se vante de n'avoir absolument aucune modération ce qui probablement attire un tel lectorat. On a même commencé à voir en catégorie Discussions des messages négationnistes sur l'holocauste. Comme je ne me voyais pas discuter des mérites du RPG tour par tour comparativement au temps réel avec quelqu'un qui a écrit cinq minutes plus tôt sur un autre fil que la shoah était la meilleure invention des juifs, je me suis cassé.
 
Mais où donc avoir une discussion politique sérieuse ? Allez, on va voir sur IRC, c'est un vieux truc inaccessible, on est supposés y être entre personne de bonne compagnie. irc.undernet.org , #politics ... la moitié des topics mis en place par les ops tournent sur le fait qu'Hillary devrait être en prison.
 
Bon, on va pas se tourner vers Facebook non plus. Ni vers Twitter qui, si la pluralité des opinions y est bien représenté ne propose que de débattre qu'à coups de 160 caractères, ce qui limite fortement l'intellectualisation de la discussion.
 
Du coup, il ne reste pas grand chose. J'ai l'impression de voir tout les ilôts d'Internet que j'aime gangrener par un extrême ou un autre, que ce soit par ceux qu'on appelle les SJWs qui voient le mal partout, ou par le lectorat de Breitbart et fans de Trump qui se félicitent d'avoir "emmerdé le système, les journalistes, les médias, les politiciens, et les libéraux.
 
Vous vous souvenez, il y a quelques années, quand Internet est arrivé ? Que l'on parlait de Cyber-Agora ? Le niveau du débat politique allait s'élever, les politiciens ne pourraient plus mentir car tout serait vérifiable, la science, la culture, l'information serait accessible à tous...
 
Au final, c'est l'inverse qui s'est produit. Internet est devenue une véritable poubelle parce que :
-Les gens ne peuvent pas s'empêcher de se lacher sur leur clavier et d'écrire des messages sans modération aucune (un journaliste a dit quelque chose de faux ? Appelons à son licenciement !)
-Le fact-checking, tout le monde s'en fout. La vérité pure et objective n'intéresse pas les gens si elle va à l'encontre de leur agenda ou de leur système narratif.
-Les consommateurs se figurent que tout doit être gratuit sur Internet, y compris et surtout l'information... ce qui entraine les abus que l'on connait. Le véritable coût de la gratuité sur les cerveaux, les gens s'en tapent.
-Les réseaux sociaux, youtube, et Google sont une caisse de raisonnance par le truchement des affiliations et des intelligences artificielles qui ne feront que renforcer via la sélection les opinions pré-conçues, préparant lentement mais surement le terrain vers un glissement vers un extrême ou un autre.
 
Il y aurait beaucoup de choses à faire. La solution ne viendra pas d'Internet, mais de l'extérieur. Pour que les démocraties survivent à Internet, il est parfaitement VITAL qu'une éducation aux institutions, à la science politique, à l'économie mais surtout à l'esprit et au fact-checking soit développée avant que le futur citoyen atteigne l'âge du droit de vote. Il y a eu des timides efforts, jusqu'à présent, mais cela ne suffit pas. Il y a là un véritable terrain pour les associations et les ONGs pour être utiles... Mais il sera difficile de ne pas faire passer de l'éducation pour de la propagande. Les mecs ont un tour d'avance et occupent déjà le terrain de la "réinformation" comme ils disent.


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Journalisme Total ? | Retropudding | Débranchés |
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Marsh Posté le 16-11-2016 à 16:09:42    

taxalot- a écrit :

Sujet intéressant. Je note que tu as mis dans ton titre "dans le monde et HFR" mais que la partie sur ce forum n'a pas été abordée. Je viens en partie pour ça.

En effet :jap: D'ailleurs je viens de l'edit pour élargir à internet.

 
taxalot- a écrit :

Je n'ai pas spécialement une forte fréquentation de la sous-section Politique, mais je ne la vois pas tellement différente de ce que j'ai pu constater ailleurs. Encore que j'ai pu constater ici que s'il y'en avait, certes, il y avait tout de même peu de supporteurs de Trump. Le topic Dissidence, en revanche, pourrait très bien se produire à guichets fermés.

 

...

Pour moi, le problème d'internet (et ce qui fait aussi dans d'autres situations son grand intérêt), c'est l'horizontalité totale. Tout le monde peut intervenir n'importe où avec la même autorité que n'importe qui d'autre. Du coup, la "vérité" des conspirationnistes et des trolls à la 4chan vaut celle des spécialistes. Toutes les "vérités" alternatives se valent.

 

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'Post-truth' named word of the year by Oxford Dictionaries

 
Citation :

US election and EU referendum drive popularity of adjective describing situation ‘in which objective facts are less influential than appeals to emotion’

 
Citation :

In the era of Donald Trump and Brexit, Oxford Dictionaries has declared “post-truth” to be its international word of the year.

 

Defined by the dictionary as an adjective “relating to or denoting circumstances in which objective facts are less influential in shaping public opinion than appeals to emotion and personal belief”, editors said that use of the term “post-truth” had increased by around 2,000% in 2016 compared to last year. The spike in usage, it said, is “in the context of the EU referendum in the United Kingdom and the presidential election in the United States”.

 

Oxford Dictionaries’s word of the year is intended to “reflect the passing year in language”, with post-truth following the controversial choice last year of the “face with tears of joy” emoji. The publisher’s US and UK dictionary teams sometimes plump for different choices – in 2009 the UK went for “simples” and the US for “unfriend”; in 2006 the UK went for “bovvered” and the US for “carbon-neutral” – but this year teams on both sides of the Atlantic chose the same word.

 

Contenders for the title had included the noun “alt-right”, shortened from the fuller form “alternative right” and defined as “an ideological grouping associated with extreme conservative or reactionary viewpoints, characterised by a rejection of mainstream politics and by the use of online media to disseminate deliberately controversial content”. First used in 2008, its use “surged” this spring and summer, said the dictionary, with 30% of usage in August alone. Brexiteer was also in the running for the crown, along with non-political terms including coulrophobia, the fear of clowns, and hygge, the Danish concept of cosiness.

 

But the increase in usage of post-truth saw the term eventually emerge ahead of the pack. “We first saw the frequency really spike this year in June with buzz over the Brexit vote and Donald Trump securing the Republican presidential nomination. Given that usage of the term hasn’t shown any signs of slowing down, I wouldn’t be surprised if post-truth becomes one of the defining words of our time,” predicted Oxford Dictionaries president Casper Grathwohl.

 

“It’s not surprising that our choice reflects a year dominated by highly-charged political and social discourse. Fuelled by the rise of social media as a news source and a growing distrust of facts offered up by the establishment, post-truth as a concept has been finding its linguistic footing for some time.

 

According to Oxford Dictionaries, the first time the term post-truth was used in a 1992 essay by the late Serbian-American playwright Steve Tesich in the Nation magazine. Tesich, writing about the Iran-Contra scandal and the Persian Gulf war, said that “we, as a free people, have freely decided that we want to live in some post-truth world”.

 

“There is evidence of the phrase post-truth being used before Tesich’s article, but apparently with the transparent meaning ‘after the truth was known’, and not with the new implication that truth itself has become irrelevant,” said Oxford Dictionaries. The publisher pointed to the recent expansion in meaning of the prefix “post-”, saying that “rather than simply referring to the time after a specified situation or event – as in post-war or post-match”, in post-truth it had taken on the meaning of “belonging to a time in which the specified concept has become unimportant or irrelevant”. The nuance, it said, originated in the mid-20th century, and has been used in formations such as post-national (1945) and post-racial (1971).

 

Post-truth has now been included in OxfordDictionaries.com, and editors will monitor its future usage to see if it will be included in future editions of the Oxford English Dictionary.


Message édité par zeleyou le 16-11-2016 à 16:10:55
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Marsh Posté le 16-11-2016 à 16:16:17    

d'ailleurs y a un article wiki qui explique un peu plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%88re_post-factuelle
 

Citation :

En politique, l'ère post-factuelle1,2 ou post-vérité3 (post-truth ou post-factual politics) ou simplement l'Après-vérité est une culture où le débat est principalement centré sur l'appel aux émotions (en) et le martèlement d'éléments de langage tout en ignorant les détails des politiques publiques et l'épreuve des faits. Elle se distingue notamment de la contestation ou de la falsification habituelles de la vérité puisqu'elle n'est pas centrée sur cette dernière, qui est considérée comme « secondaire »4.
 
L'expression est grandement utilisée aux États-Unis lors de l'élection présidentielle américaine de 2016 ainsi qu'au Royaume-Uni lors du Référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne5,6. Des commentateurs politiques affirment que l'ère post-factuelle touche la politique américaine, australienne, britannique et indienne ainsi que d'autres régions où elle est nourrie par l'information 24h sur 24 (en), le faux équilibre médiatique (en) et les médias sociaux7,8,9,10,11.


 
On entre dans l'ère post-factuelle  [:sweatv]


Message édité par zeleyou le 16-11-2016 à 16:17:06
Reply

Marsh Posté le 18-11-2016 à 15:49:58    

cross-post topic us.
 
Viral Fake Election News Outperformed Real News On Facebook In Final Months Of The US Election
 

Citation :

In the final three months of the US presidential campaign, the top-performing fake election news stories on Facebook generated more engagement than the top stories from major news outlets such as the New York Times, Washington Post, Huffington Post, NBC News, and others, a BuzzFeed News analysis has found.
 
During these critical months of the campaign, 20 top-performing false election stories from hoax sites and hyperpartisan blogs generated 8,711,000 shares, reactions, and comments on Facebook.
Within the same time period, the 20 best-performing election stories from 19 major news websites generated a total of 7,367,000 shares, reactions, and comments on Facebook. (This analysis focused on the top performing link posts for both groups of publishers, and not on total site engagement on Facebook. For details on how we identified and analyzed the content, see the bottom of this post. View our data here.)
 
Up until those last three months of the campaign, the top election content from major outlets had easily outpaced that of fake election news on Facebook. Then, as the election drew closer, engagement for fake content on Facebook skyrocketed and surpassed that of the content from major news outlets.
 
.....


 
https://img.buzzfeed.com/buzzfeed-static/static/2016-11/16/16/asset/buzzfeed-prod-fastlane03/sub-buzz-441-1479332078-1.png?resize=625:500&no-auto
 
https://img.buzzfeed.com/buzzfeed-static/static/2016-11/16/16/asset/buzzfeed-prod-fastlane01/sub-buzz-1989-1479330678-1.png?resize=720:664&no-auto

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Marsh Posté le 18-11-2016 à 19:38:26    

sur les fausses infos :
 
http://journalmetro.com/opinions/i [...] s-en-plus/
 

Citation :


Buzzfeed News révélait la semaine dernière que plusieurs sites qui publient des fausses nouvelles afin de faire la promotion de la campagne de M. Trump proviennent de… la Macédoine. Dans des entrevues avec le site, les administrateurs de ces pages ont affirmé avoir peu ou pas d’opinions sur la campagne américaine. Ils ont simplement compris que les partisans de M. Trump allaient partager des histoires qui démonisaient Hillary Clinton ou qui encensaient Donald Trump, peu importe leur véracité.
 
«Oui, les informations sur les blogues sont médiocres, fausses et trompeuses, mais la logique est: si cela pousse les gens à cliquer dessus et à réagir, alors c’est bien», a expliqué un d’entre eux.
 
Facebook est construit de manière à donner un avantage indu aux fausses nouvelles. La logique des réseaux sociaux fait que publier des fausses nouvelles politiques confère toutes sortes d’avantages: pour les pages qui les publient, ça rapporte des revenus et de la visibilité; pour les politiciens, ça mobilise et endurcit leur base électorale.


 
le click à tout pris pour le revenu à tout pris fait qu'il est plus simple et plus rentable de faire de la désinformation que de faire de l'information. Aller dans le sens des fantasmes des gens, ça rapporte beaucoup plus que de donner des vérités souvent plus subtiles.

Reply

Marsh Posté le 29-11-2016 à 20:26:43    

Article de buzzfeed sur la désinformation du mouvement 5 étoiles en italie.
 
Italy’s Most Popular Political Party Is Leading Europe In Fake News And Kremlin Propaganda

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Marsh Posté le 30-11-2016 à 17:55:13    

Le populisme s'est réveillé avec l'explosion des réseaux sociaux, et ça fait très peur...


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[YouTube] Le Cerveau Lent : vulgarisation sciences cognitives ◦ [url=https://forum.hardware.fr/hfr/AchatsVentes/Photo-Audio-Video/vds-pentax-samyang-sujet_644991_1.htm]Vente Penta
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Marsh Posté le 02-12-2016 à 03:08:09    

Comment Ouloulou avait placé la barre trop haut pour l'auteur du topic :sweat:  
Sinon, bonne idée ce topic, quand même [:drapal]  
 
Ceci étant, je ne vois pas tellement le rapport entre le post-factuel = la manipulation médiatique habituelle et le populisme, qui est un discours faisant appel aux "intérêts du peuple", ça se saurait depuis le temps si les médias pronaient l'intérêt du peuple...

Reply

Marsh Posté le 02-12-2016 à 17:29:26    

Le populisme n'est pas de défendre les intérêts du peuple, mais brosser le peuple dans le sens du poil et de donner des solutions simplistes, en désignant, notamment, un bouc-émissaire à tous les problèmes, l'UE pour les uns, la Chine pour les autres, en passant par les sionistes  [:mrtritium:3] , pour masquer la complexité du monde.


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L'arrière-train sifflera trois fois.
Reply

Marsh Posté le 03-12-2016 à 13:28:24    

https://fr.wikipedia.org/wiki/Populisme_(politique)

Citation :

Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques qui fait appel aux intérêts du « peuple » (d’où son nom) et prône à son recours, tout particulièrement en opposant ses intérêts avec ceux de « l'élite »1, qu'il prend pour cible de ses critiques, s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique2.

Reply

Marsh Posté le 03-12-2016 à 17:09:21    

lxl ihsahn lxl a écrit :

Le populisme s'est réveillé avec l'explosion des réseaux sociaux, et ça fait très peur...


oui, reste que la censure à haute échelle deviendra une priorité sous l’excuse de la lutte contre le terrorisme.
Bilderberg et autres ne vont pas rester sans rien faire, ça c'est sur.

Reply

Marsh Posté le 06-12-2016 à 19:38:38    

RSI : vie et mort d'une intox à 5 millions de vues sur Facebook

 
Citation :

Démontée par Désintox, une vidéo qui dénonce le régime social des indépendant à l'aide de calculs erronés a touché des centaines de milliers d'internautes. Un cas d'école de fausse information devenue virale.

 

Sonnés par la victoire de Donald Trump et le flot d’intox qui a porté sa campagne, les journalistes politiques américains se sont inquiétés au lendemain de son élection de l’avènement d’une nouvelle ère, celle de la «post-vérité», où «les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles», comme le résume le très sérieux dictionnaire britannique Oxford, qui a fait de la «post-vérité» son mot de l’année 2016.

 

....


Message édité par zeleyou le 06-12-2016 à 19:39:32
Reply

Marsh Posté le 21-12-2016 à 18:51:39    

François Ruffin veut opposer au populisme de droite un populisme de gauche. Personnellement, je trouve le picard pas très clair, notamment dans la mise en relief de certains sites dans son bimensuel Fakir :
 
http://tietie007.blog4ever.com/fra [...] usionnisme


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L'arrière-train sifflera trois fois.
Reply

Marsh Posté le 31-12-2016 à 09:22:33    


 
Dans cette définition, il n y a rien de gênant. C'est très neutre. Elitisme, politique pour l'élite, populisme politique pour le peuple.
 
Là ou il y a une arnaque, c'est lorsque une thèse dite populiste, est, sans examen préalable, sans étude approfondie déclarée comme fausse. Ca c'est inacceptable et malhonnête. Je peux accepter que l'élite ait des capacités intellectuelles plus élevées que le peuple mais ca s'arrête là. Tout ca pour en venir à l'idée que opposer le mainstream média au populisme c'est déja douteux comme raisonnement.  

Reply

Marsh Posté le 04-01-2017 à 14:44:10    

Les mots avec les choses

Citation :

[CHRONIQUE] "Mal nommer les choses ajoute au malheur du monde" écrivait Camus. De "mondialisation" à "peuple" ou "populisme", la presse tente d'éclairer les signifiants.
 


Citation :

« Le populisme n’est pas arrivé par hasard », rappelle Bernard Attali dans Les Echos. « Avant de critiquer l’irresponsabilité des électeurs tentés par les extrêmes, les dirigeants et les commentateurs devraient plutôt s’interroger sur les raisons de l’exaspération qu’ils ont eux-mêmes suscitée. A-t-on jamais vu les causes incriminer les conséquences ? » Non sans faire la distinction entre populisme de gauche et de droite – « le premier promet la lune, le second la haine » – l’ex-Délégué à l’aménagement du territoire estime que « nous subissons les conséquences d’un capitalisme poussé à l’excès », qui se traduit notamment par une fracture territoriale reléguant « les oubliés du système en périphérie urbaine ou dans un monde rural paupérisé », une ségrégation « à bas bruit » qui « se pare d’un discours moralisateur sur la modernité ». Pour Étienne Balibar, dans les pages idées de Libération, « la paralysie qui gagne peu à peu les systèmes représentatifs et les expose aux recettes démagogiques du nationalisme et du protectionnisme n’est que l’envers de la décomposition du projet européen ». Le philosophe élargit la focale pour tirer de l’élection américaine trois leçons : « il est vain de chercher à neutraliser le politique (et donc prolonger indéfiniment le statu quo de la gouvernance postdémocratique) en niant la profondeur des divisions que le capitalisme néolibéral a produites ou réactivées : fractures de classes (à la fois territoriales, économiques et culturelles), fractures ethno-raciales (redoublées, le cas échéant, de discriminations religieuses), fractures morales (intensifiant les conflits de valeurs familiales et sexuelles). Sans oublier le camouflage institutionnel de la violence structurelle sous toutes ses formes que Trump s’est appropriée sous le nom de colère ». Deuxième leçon : renoncer à l’amalgame des discours de droite et de gauche sous la catégorie du populisme : « la crise du système, en termes de légitimité aussi bien qu’en termes de représentativité, est un fait politique objectif, ce n’est pas une doctrine. Les conclusions qu’on en tire, soit dans le sens d’un nationalisme xénophobe, soit dans le sens d’une recherche du peuple manquant, c’est-à-dire d’une nouvelle synthèse des résistances et des espérances démocratiques, même si elles autorisent des amalgames, vont en sens opposé. » Enfin, et cela concerne nos vieilles démocraties des deux côtés de l’Atlantique, un même problème constitutionnel se fait jour, « qui a pour enjeu l’oscillation entre une dé-démocratisation irréversible et une « démocratisation de la démocratie ». Démocratiser la démocratie, c’est faire place à la formidable exigence de participation populaire, au risque des affrontements de partis (ou de conceptions du monde). C’est réinventer une citoyenneté active, un conflit civil. C’est limiter ou contrebalancer le pouvoir de l’argent, de la technocratie et de l’héritage, qu’il soit culturel ou patrimonial. »


Dans Le Monde, Marion Fontaine dénonce une dynamique de mépris qui place les classes populaires en marge du débat politique.
 
 
L’historienne qui avait notamment mené l’enquête sur la catastrophe minière de Liévin, « fin du monde ouvrier », plaide pour une reconnaissance du rôle des classes populaires dans les mouvements d’émancipation et les luttes sociales, qui auront contribué à l’affirmation de leur propre dignité. Elle rappelle les propos de Jaurès, qui insistait « sur la dimension hautement morale du combat des ouvriers, qui ne luttent pas seulement pour eux-mêmes, mais pour l'avenir et la libération de l'ensemble de l'humanité ». Aujourd’hui, « les " barbares " des cités, en proie aux sirènes de l'islamisme, ou les " barbares " des champs et des périphéries urbaines, nouveaux soutiers de l'extrême droite et du racisme » inspirent un même mépris, voire un même effroi qu’au XIXème siècle les « classes dangereuses ». Et le Front national sait en tirer le meilleur profit. Face à l’impuissance de la gauche à reconnaître l’aspiration populaire à la « dignité » dans toute sa diversité, Marion Fontaine en appelle au courage qui s’emploierait à irriguer « les normes juridiques et les politiques publiques, qu'elles soient fiscales, sociales ou encore éducatives » du souci des valeurs de « respect mutuel » et de « solidarité ».


Une dernière mise au point, celle que propose l’hebdomadaire



Le un sur la mondialisation versus la démondialisation
Chômage et délocalisation, dérégulation financière, attentats et flux migratoires se combinent pour engendrer un retour de la demande de souveraineté et de frontières. Mais la démondialisation théorisée par Walden Bello, économiste philippin de gauche, et qui fait aujourd'hui le tour du spectre politique est déjà en marche, comme le montre Patrick Artus à propos des biens de consommation, dont la production tend à se relocaliser, tandis que la mondialisation numérique et financière s’intensifie.
 
 


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"Je prononce à regret cette fatale vérité...mais Louis doit mourir parce qu'il faut que la patrie vive."
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Marsh Posté le 04-01-2017 à 15:15:47    

Tietie006 a écrit :

François Ruffin veut opposer au populisme de droite un populisme de gauche. Personnellement, je trouve le picard pas très clair, notamment dans la mise en relief de certains sites dans son bimensuel Fakir :
 
http://tietie007.blog4ever.com/fra [...] usionnisme


Il fait directement référence aux idées construites par Chantal Mouffe : Faut-il construire un populisme de gauche.
Mélenchon a repris ce terme en l'adaptant ce qui a donné lieu à un excellent débat idéologique entre eux(L’heure du peuple – Conférence avec Chantal Mouffe).


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"Il faut imaginer Sisyphe heureux", Camus
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Marsh Posté le    

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